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Bonjour Mr Koala, Pouvez-vous vous présenter aux internautes ?
Mon nom c'est Koudbi KOALA. Je suis professeur d’anglais. J’ai tout laissé tomber pour l’art, pour la culture. Ce n’est pas par hasard, si je l’ai fait. Quand j’ai été en France pour mon 3ème cycle. C’est là que j’ai découvert l’importance de la culture en tant que telle et surtout l’importance de la culture burkinabé . J’ai toujours aimé la musique, la danse, les percutions. La révélation s’est faite en France et j’ai compris qu’on avait beaucoup de potentiel. Je suis parti de ce que je savais faire pour être aujourd’hui le fondateur de l'association Benebnooma, qui elle-même, doit son existence à la troupe SAABA.
En tant donc que promoteur culturel, comment appréciez-vous
le paysage culturel du Burkina Faso ?
Je dirai que de plus en plus, beaucoup de jeunes ont compris ce qu’est la culture au Burkina. Et aujourd’hui si on fait l’évaluation de ce que la culture apporte au Burkina, je peux dire que c’est des milliards par le biais des troupes. Je peux témoigner. C’est ce que je dis aux artistes, prenez votre métier d’artiste comme quelque chose de très très sérieux . C’est pourquoi, beaucoup de jeunes veulent s'investir avec toutes leurs tripes. Quand nous avons lancé la clôture des dossiers des NAK 2008, c’est là que j’ai compris l'engouement de tous ces jeunes pour la culture. Au niveau du Burkina, nous avons plus de 50 candidatures pour participer au NAK. C’est dire que le Paysage culturel Burkinabé est bien parti et les gens ont compris. Ils savent que c’est quelque chose de très important pour eux. Donc, moi j'apprécie positivement ce qui se passe au niveau culturel au Burkina
Quelles Conditions remplir pour venir aux NAK ?
Ah oui, il y a des conditions. Les conditions c’est de savoir l’existence des NAK, avoir une candidature, être un artiste bien sûr, avoir un manager ou une association qui te soutient. La chose à mon avis la plus importante, est d’avoir un projet, c'est-à-dire que les artistes doivent pouvoir à un moment donné aider à leur tour d’autres artistes à monter avec eux. Donc, les conditions, que tu sois de l’extérieur ou de l’intérieur, sont les mêmes. Mais, il faut reconnaître quand même que ceux qui sont à l’extérieur, sont souvent des artistes très connus. Et là, ils peuvent ne même pas envoyer une candidature. ça peut être un coup de cœur par rapport à l’organisation des NAK. A partir de là, nous pouvons décider que tel ou tel artiste vienne et nous faisons toutes les démarches pour contacter l’artiste. Au Burkina, il y a des artistes qui ne sont pas connus et que nous voulons faire connaître. Il y a des artistes qui sont connus mais qui n’ont encore percé et que nous voulons aider à percer. Il y a des artistes qui sont au "top" et nous voulons que ces artistes donnent l’exemple à leurs petits frères . Donc, je crois que les NAK sont tellement ouverts qu’il n’y pas de conditions en tant que telles, la grande condition, c’est aimer la culture.
Nuits Atypiques au lieu de journées atypiques. pourquoi ?
Merci Beaucoup. Habituellement, la culture dans la journée, s’exprime autrement que la nuit. On a seulement choisi les NAK parce que la culture se passe bien dans la nuit. Quand vous voyez dans les villages, les fêtes, quand il y a le clair de lune, les tam-tams résonnent partout. C’est dans cette optique que nous avons préféré nuits Atypiques plutôt que Journées atypiques de Koudougou. C’est tout !
Qu’est-ce que vous gagnez dans les nuits atypiques ?
Dans les NAK, ce que Monsieur Koala gagne, c’est ce que le Burkina Faso gagne ! En étant connu à travers le monde. C'est-à-dire quand on dit NAK aujourd’hui, on voit tout de suite Koudougou et quand on assez
curieux,on clique sur Koudougou, on voit que c’est au Burkina. Donc, premièrement, nous faisons connaître notre pays à travers les NAK. Là, on gagne énormément.
Deuxièmement, nous gagnons aussi en faisant comprendre aux gens, que seul le travail compte. En tout cas tous ceux qui sont passés par les NAK aujourd’hui ne regrettent pas et surtout ceux qui ont compris qu’il fallait travailler dur pour y arriver.
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