Découvrez cette semaine, les Comédiennes les plus fortunées ...
La lionne, est-elle une milliardaire ...
1 Milliard cent cinq mille en Banque ?
Il y a 10 ou 15 ans de cela, les artistes n’avaient pas bonne réputation. C’étaient des gens considérés comme des ratés de la société, des drogués, en un mot, une catégorie de gens peu crédibles. Aujourd’hui, les choses vont de mieux en mieux et le regard de la société vis-à-vis de ces gens, change positivement parce que beaucoup d’entre eux ont prouvé dans leurs actes, que la musique, la comédie, la peinture ou le stylisme étaient des métiers comme celui de l’infirmier, du docteur ou de l’enseignant. Des métiers donc qui peuvent faire vivre !
Les artistes burkinabé sont passés à une vitesse supérieure, à une phase plus concrète parce qu’il n’y a pas seulement que le verbe ou le mot qui change les mentalités. Il y a aussi le bien être, le comportement qui |
ou des films pour justifier une galère permanente, n ’est-ce pas donner raison à ceux qui ont toujours sous-estimer leur métier. C’est pourquoi, ils sont nombreux aujourd’hui les artistes, toutes catégories confondues qui pourront, au rendez-vous du bien être, répondre effectivement « Oui, je suis là ! ».
Parmi ceux-là, il y a Hyppolite Wangrawa (M’ba Bonga), la lionne, (Alima OUEDRAOGO) ; Glawdis Eliane Rouamba (INA) ; Joseph TAPSOBA (Chaud-chaud), Bancéli Georgette PARE, Bazems’Sé, Serge BAMBARA (Smokey), Albert BILGO (Chrisostome) ; Samira SAWADOGO (Inspectrice Mouna) Koro DK Style, Floby et bien d’autres… Nous ne parlerons pas de Kady Jolie qui est passée, elle, de comédienne à réalisatrice et dont le succès foudroyant la placerait sans exagérer en tête de peloton. Nous pouvons nous tromper ! Voilà un peu l’objectif visé à travers le présent entretien.
En attendant de retrouver d’autres artistes dignes d’exemple, nous avons choisi cette semaine d’aller à la rencontre d’une comédienne. Il s’agit de « La lionne » Alima OUEDRAOGO à l’Etat civil. Nous croyions qu’il n’y a pas de complexe à se faire parce qu’autant il faut encourager les artistes à se battre, autant il faut reconnaître et saluer le mérite de ceux qui font des efforts. Bien au contraire, ceux qui savent consciemment qu’ils se sont amusés avec leur cachet (sous le prétexte qu’il est maigre), doivent se remettre à la tâche.
Le défi est donc toujours là et il est valable pour chacun de nous : il faut arriver à manger, se vêtir, se soigner et se loger. Evidemment, notre invité de la semaine n’échappe pas à la règle.
En effet, Alima OUEDRAOGO est comédienne depuis bientôt 11 ans. De sources concordantes nous rapportent qu'elle aurait entassé en banque entre 2004 à ce jour près d'un milliard cent cinq milles francs CFA. avec des dépenses mensuelles de près de 650 000 frs le mois.
Aussi, sous réserve d'un démenti, elle a été classée par nos spécialistes en Dévéloppement Personnel et Individuel (DPI), comme étant l'une des comédiennes les plus fortunée au Burkina. Simple, ouverte, joviale mais méfiante, notre invité mesure près de 1,71m (hors talons) avec un poids estimé à 75 kg. Révélée au grand public sous le nom de « SOFIA » du personnage et du titre d’un film du Dromadaire, Alima OUEDRAOGO a gravi très vite les échelons. Hier c’était Sophia, la Comédienne. Aujourd’hui, c’est la lionne : Un nouveau concept qui est signe de maturité, de courage, de combativité, de bonne organisation et de maîtrise de soi. A ce jour, elle porte plusieurs manteaux. En plus de son métier de comédienne, elle est aussi propriétaire d'un des plus prestigieux restaurants de Ouagadougou, Directrice d’une Agence de communication" STAR EVENTS " et Directrice de publication d'un bimensuel " STAREVENTMAG ".
Pourquoi cette succession de virages ? Est-ce parce que le métier de comédien ne rapporte plus ? La lionne est formelle :
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La lionne : Il n'y a pas de revirement puisque j'évoulue toujours dans le cinéma. C'est vrai que je ne produis pas et je ne réalise pas non plus de films; je ne suis qu'une simple comédienne. Que puis-je faire d'autres si les réalisateurs ne me font pas appel ? C'est vrai qu'il eut des moments où j'ai réfusé des offres parce que j'ai trouvé que ces offres n'étaient pas vraiment bien ! Je crois qu'il est temps que les réalisateurs nous prennent au sérieux. D'ailleurs, il n'y a pas de secret ni de tabou à cela; c'est à cause du cachet que j'ai refusé les offres dont je vous parle. Tant que ce sera toujours mal payé, je dirai aussi "NON"; et un "NON", est un "NON" !. Franchement, je n'ai pas le temps comme avant et s'il faut encore consacrer ce temps précieux pour des miettes, c'est le comble ! Pour être sincère, pour que je joue présentement dans un film, il faut monter la barre du cachet bien plus haute que d'habitude; sinon ça va être corsé !
Artistebf (Art. : ) Parlez-nous de "STARS EVENTS", C'est quoi exactement ?
La lionne : "STAR EVENT" est une structure d'évènementiel, de Communication, de casting et de relation publique. Nous organisons des soirées pour les sociétés, nous organisons nos propres concepts telles la fête des mères, l'ambassadrice du Tourisme. En relation publique, nous entreprenons et facilitons les démarches administratives pour tous ceux qui le désirent et qui estiment qu'ils n'ont pas suffisamment de temps pour le faire.
"STAR EVENT " fait aussi de la distribtion des œuvres cinématographiques et musicales
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Art. : A ce rythme, vous allez aussi tourner des films alors ?
La lionne : Pour l'instant, ce n'était pas dans mes projets ! Bon je ne sais pas trop !. Mais on n'en sait jamais ! Au Burkina, il faut porter toutes les casquettes; il faut chercher l'argent où qu'il se trouve ! Il ne faut même pas badiner mon frère! (rires)
Art. : "EVENTSMAG", est un bimensuel que vous éditez et vous en êtes la Directrice de publication. Quelle est votre ligne édito ?
La lionne : Nous traitons de sujets divers dans ce magazine; mais il est surtout culturel.

Art. : Comment vous vous en sortez dans ce paysage médiatique où tous ou presque, parlent culture. A ce qu'on dit, de nombreux journaux culturels et pas des moindres commencent à fermer boutique parce que ce n'est pas rentable.
La lionne : C'est vrai qu'il y a toute une multitude de journaux culturels mais comme on le dit, "les moutons se promènent ensemble mais ils n'ont pas le même prix ". D'abord, notre journal est de grande qualité et il est édité en couleur en plus ! Vous voyez ! Les journaux de la place ne peuvent donc pas nous effrayer; on n'a pas peur de la concurrence ! Ensuite, ces journaux et nous, n'avons pas la même façon de voir ni d'animer les rubriques culturelles. Nous n'évoluons pas dans le même concept.
Nous sommes à nos débuts, à nos premières expériences et comme dans tout métier, les débuts ont toujours été difficiles. Cependant, nous avons bon espoir que tout ira pour le mieux. Nous essayons comme on peut dans notre magazine, d'aider les artistes musiciens.
Art. : Votre journal comporte combien de pages ?
La lionne : C'est un journal de 16 pages du format "papier journal" et il coûte 300 frs CFA, seulement.
Art. : Lionne, vous êtes la proprio de l'un des plus prestigieux restaurants de Ouagadougou. Peut-on en parler un peu ?
La lionne : La lionne : Le restaurant est situé dans le projet ZACA sur l'avenue Léo PROBENIUS, à 200 mètres de l'Hôtel Pacifique, face à l'immeuble de RADIO PULSAR. Je suis au bureau à partir de 8h; à 13h, je suis au Restaurant et je ne reviens au Bureau qu'à 15h. A 18h, je vais à la maison juste le temps de prendre une douche et je reviens au Restaurant.
Art. : Quel temps consacrez-vous aux parents et aux amis ?
La lionne : Mais il y a les dimanches et les autres jours fériés pour ça ! Le restaurant est fermé par exemple le dimanche dans la matinée. Je profite de ce temps pour rendre visite à mes parents et aux amis. Le soir, le restaurant reprend ses activités.
Nous offrons des spécialités africaines. Vous pouvez commander à l'avance ou venir manger sur place tout tranquillement et à moindre frais, s'il vous plait !
Art. : Alors fondamentalement, vous n'êtes pas différent des autres restaurants qui proposent également les mêmes mets ?
La lionne : Mais pourquoi vous aimez dire ça ? Les êtres humains ne sont-ils pas pareils ? |
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Art. : C'est vous qui avez dit que les moutons se baladent ensemble mais qu'ils n'ont pas le même prix. N'est-ce pas ?
La lionne : Moi par exemple, j'ai innové ! A Ouagadougou, il y a rare de restaurants en plein air, qui sont sur des estrades comme le mien. Comme menu, je propose du poisson, du riz, du tô, des mets locaux comme les « SAMOGO-GOONRE ». Même le "Gouroum-goonré" se trouve dans mon restaurant. C'est ce que vous voulez entendre non ? (rires moqueurs).
En termes de perspective, surtout pour les fêtes de fin d'année, nous comptons inviter les artistes à venir prester en live sur la terrasse. Mais ce ne sera uniquement que les week-end et pas tous les jours !
Une vue partielle du restaurant |
J'invite donc tout le public « ouagalais » àvenir découvrir cette |
autre manière de préparer et très appétissante où les règles d'hygiène sont strictement observées. Merci enfin à Artistebf pour votre démarche et votre soutien aux artistes .
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