Nous étions à l'ISIS-SE ce jeudi 20 décembre 2012. L'ISIS-SE, c'est l'Institut Supérieur de l'Image et du Son/ Studio -école créer en 2006. C'est cette structure qui vient en remplacement de l'INAFEC fermé depuis 1987. L'ISIS-SE se positionne aujourd'hui comme un pôle d'excellence de la formation et d'Appui à la production en Afrique au Sud du Sahara.
Le Cursus de la formation dans cet institut prévoit que les étudiants de 3 ème cycle mènent en 2 ans un master en réalisation documentaire ou de fiction.
En effet, les étudiants de l'ISIS/SE viennent de présenter ce jeudi 20 décembre 2012, leur film de fin d'étude.
Joset VIAMEY BITSI, Boubacar SANGARE, N'ZIENGUNI Ibis WILLYANDRIC, Toussaint ZONGO et Jean Baptiste OUEDRAOGO sont les 5 étudiants qui nous ont présenté leurs œuvres. La séance de projection des 5 films d'une durée moyenne de 13 mn s'est déroulée en présence du Directeur Général de l'Institut, des parents et amis des étudiants.
Le Directeur Général, ROCH PRIVAT TAPSOBA était des plus heureux. C'est ce qu'il a dit à notre micro :
ROCH PRIVAT TAPSOBA :
Dans le cursus normal, lorsque tous les étudiants arrivent en troisième année, tous ceux qui font la section création ont l'obligation de produire un film. Mais la spécificité de ces films est que tous les techniciens sont étudiants. C'est donc un cadre pédagogique qui amène tous les réalisateurs à pouvoir présenter leur premier film même si en deuxième année, ils avaient aidé à produire pour les mettre dans des situations réelles de productions et de création par eux même. Voici pourquoi aujourd'hui vous avez eu 5 films parce que dans la section création, il y avait 5 qui faisaient la création et tous les techniciens sont des étudiants de la section technique au niveau de l'ISIS du montage, jusqu'aux prises de vue.
Quelles sont vos impressions par rapport au travail fait ?
Je constate avec bonheur que de promotion en promotion il y a eu l'appropriation des techniques cinématographiques. Aussi, c'est avec joie que je constate qu'il y a eu des thématiques diverses. Enfin, j'étais vraiment heureux qu'il y ait des gens qui peuvent produire des films exclusivement en langue nationale, des gens qui s'intéressent aux enfants, à la nature; c'est une créativité qui est à encourager.
Etait également présent à cette projection de films, Mr Rodrique KABORE, réalisateur et exploitant de salles de cinéma . Il loue le génie de ces jeunes réalisateurs :
Rodrigue KABORE:
Vous êtes un exploitant de salle de cinéma, quelles sont vos impressions par rapport à ce que vous venez de voir?
Je pense que c'est une bonne initiative. Ces jeunes réalisateurs sont la relève du cinéma et c'est avec eux que nous allons travailler, c'est eux qui vont nous permettre de remplir nos salles de cinéma. Ils sont jeunes, ils connaissent mieux ce que les cinéphiles veulent et également, l'évolution cinématographique; ça c'est très important ! Comme vous l'avez remarqué, il y avait différentes émotions : rire, tristesse et de la science fiction . A la limite, ces jeunes là s'identifient déjà à l'évolution cinématographique. Je crois que c'est ce qu'il faut, parce qu'il ne faut pas oublier que le burkinabé est le premier consommateur de ses produits. Alors je ne peux que les encourager et en tant que structure de production, nous nous engageons à les accompagner en produisant certains de leurs films qui pourront être commercialisés afin d'accroitre l'économie cinématographique.
Jean Baptiste OUEDRAOGO, jeune réalisateur et auteur du film "une partie de nous" garde la tête sur les épaules même s'il cherche à faire la différence :
Jean Baptiste OUEDRAOGO :
Les difficultés rencontrées, c'est surtout au niveau de la production du fait de l'intervention des amis belges, suédois et canadiens dans le scénario. Nous avons pris 3 mois pour le découpage. C'est aussi, l'organisation de l'équipe et du décor car il nous fallait trouver un arbre dans une cour. Il fallait tout faire pour trouver un arbre dans une cour. Pendant 7 jours, nous avons fait les repérages sans pouvoir trouver une maison et cet arbre. Il fallait faire maintenant un montage pour donner l'impression que l'arbre est dans la cour.
Donc vous êtes maintenant un réalisateur chevronné ?
Non ! je suis toujours sur les bancs et j'apprends toujours. Je suis simplement un jeune réalisateur. Dans tout ce que je fais, j'essaie de mettre de l'esthétique pour faire la différence. Je me réclame de l'école du perfectionnisme; tant que je ne me suis pas perfectionné, je ne signe pas !
Cet après midi du Jeudi, la salle de projection de l'ISIS était pleine à craquer. Voici un aperçu : |