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Création et Gestion des Entreprises culturelles >

 

Les Chances de Sissao dans ce KUNDE : l'analyse d'un spécialiste

Les points forts de Sissao pour ce KUNDE . "Rien que pour cela, je serai la meilleure ..."

Les points forts de Smokey pour ce KUNDE. " Rien que pour cela, je serai le vainqueur ..."  

Dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités des opérateurs culturels, la pépinière des entreprises culturelles du Burkina Faso a organisé un atelier de formation sur la création et la gestion des entreprises culturelles. Initialement prévue du 10 au 20 octobre 2011, cette formation a connu la participation de 25 entrepreneurs de la filière musique et de 8 intervenants de différentes nationalités. Nous rapelons qu'elle a été organisée grâce au Programme d'Action Culture UE-ACP, avec le soutien bien entendu de l'O.I.F, de l'INSTITUT FRANCAIS et de la ville de Grenoble.

Placée sous la présidence de Monsieur le Ministre de la Culture et du Tourisme, Monsieur Baba HAMA, la cérémonie marquant la fin des travaux de l'atelier a été suivie par une remise d'attestation au profit des participants.

" Le flou peut être artistique, mais il est fatal à l'entrepreneur" . C'est en ces termes que le ministre de la Culture et du Tourisme a entre autre invité les heureux bénéficiares des parchemins à aller résolument de l'avant, en renforçant leur élan de professionnalisation, de structuration de leurs entreprises et en travaillant dans un environnement juridique clair.  Ci-dessous, un extrait du discours de Monsieur le Ministre de la Culture et du Tourisme "

Honorables invités, Madame et Messieurs, je me réjouis du thème de cet atelier à savoir " la création et la gestion des entreprises de la filière musique" qui met le doigt dans la principale faiblesse de la filière. Je suis convaincu qu'une entreprise culturelle qu'elle soit musicale, n'est pas

Emmanuel KOUELA, Directeur du Jardin de la Musique de Ouagadougou, pendant la remise des attestations

fondamentalement différente d'une autre entreprise du point de vue de la logique, du fonctionnement et de gestion et naturellement du modèle économique. C'est pourquoi, je salue l'arrimage de cette formation aux autres programmes de renforcement des capacités en "management" mise en œuvre par la maison de l'entreprise. Notre attachement affectif aux arts doit demeurer  certes; mais nous devons œuvrer de plus en plus à faire en sorte que les artistes et leurs promoteurs, puissent vivre du fruit de leur travail, dans le cadre bien pensé d'une économie de la culture, structurée et animée par des opérateurs professionnels..... " la suite du discours ici >

Succédant à la phase de remise des attestations, le Ministre a été sollicité pour une photo de famille avec les participants : (Voir images ci-dessous )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Artistebf qui ne pouvait manquer à un tel événement a profiter pour recueillir les impressions des participants et de quelques invités . Mais avant, voici les premières impressions de Monsieur le Ministre de la Culture et du Tourisme (himself):

Je pense que l'initiative de former ces jeunes entrepreneurs est à saluer à sa juste valeur parce que comme vous le savez, il est question de plus en plus d'industries culturelles. Et lorsqu'on parle d'industries culturelles on parle aussi de compétitivité, on parle de compétence. Cette formation a permis en tout cas, à tous ceux qui évoluent dans ce secteur, notamment les promoteurs qu'il convient maintenant d'appeler entrepreneurs culturels, d'avoir les rudiments pour mieux gérer la filière musicale. Comme vous le savez, il y a des pays notamment, en occident, où la filière musicale rapporte autant que d'autres produits d'exportation. On donne toujours l'exemple d'un célèbre groupe que vous connaissez  les "BEATALSES" par rapport donc  au Royaume Uni. Aujourd'hui, même l'industrie musicale au Etats Unis, est une industrie qui, véritablement, joue un rôle important dans le produit  intérieur brut de ces paya-là.  En Afrique nous avons un fort potentiel dans le domaine musical. Nous avons même la chance qu'aujourd'hui beaucoup de musiciens se sont véritablement positionnés sur la scène internationale. En matière d'arts l'Afrique a beaucoup de choses  à apporter au reste du monde. Pour que nous puissions apporter notre contribution à ce grand rendez vous du donné et du recevoir, il nous faut nous structurer, avoir des structures viables et compétitives. C'est pour cela qu'il était important que ces entrepreneurs là,  puissent être formés. J'ose espérer que ce n'est qu'une étape parce que d'autres sessions sont prévues pour ces entrepreneurs pour leur permettre d'être des interlocuteurs valables vis-à-vis de certaines institutions financières. Une entreprise culturelle doit être considérée comme n'importe quelle autre entreprise qui viendrait avec des projets "bancables ", avec une possibilité d'amortissement de ses investissements, avec une possibilité de création de bénéfices et partant de ce fait, d'avoir la confiance des institutions financières. Donc, c'est le sens de cette formation et c'est la raison pour laquelle, nous sommes également venus les appuyer dans la mesure où le département qui est en charge de la culture, travaille justement à la valorisation non seulement des filières, mais également à l'esprit d'entreprenariat.


Quest : Les entrepreneurs culturels tout en saluant les efforts de ARPEM et ses partenaires, souhaitent surtout qu'on les soutienne par de petites subventions pour mener à bien leurs activités .  Quel est votre avis ?
C'est  sûr et certain que nous irons vers la création de fonds de soutien des entreprises. Mais pour que ces fonds puissent véritablement fonctionner, il faudra qu'on ait en face, des interlocuteurs qui soient dans une logique d'entreprise. Quand nos entrepreneurs seront bien formés et qu'ils vont commencer à élaborer des projets qu'on peut financer, ils trouveront en face d'eux, l'Etat qui va jouer son rôle régalien. Mais à côté de l'Etat, encore une fois, qui ne peut pas jouer tous les rôles,  il y aurait également le secteur privé.  Je pense notamment aux banques et aux autres institutions financières qui pourront venir en appui aux projets qui seront présentés.

 

 

Emile ZIDA / Cordonnateur du Programme ARPEM


Je suis Emile ZIDA, le Coordonnateur du programme ARPEM au Burkina faso. ARPEM a mis en place une pépinière des entreprises culturelles qui se veut être un outil pour accompagner les entreprises du domaine de la culture à mieux se structurer.  Ce matin, il s'agit de la clôture d'un atelier de formation de 10 jours et qui a regroupé 25 participants avec au moins 8 intervenants de différentes nationalités. De façon globale on peut dire qu'il y a une satisfaction

 

 

 

 

William KODJO, Formateur

Je m'appelle William KODJO, de nationalité Béninoise intervenant dans le domaine de la culture comme expert en économie et en  gouvernance de la culture. J'ai été sollicité par ARPEM pour apporter ma contribution dans la formation des entrepreneurs culturels burkinabè de la filière musique. (…) L'approche de formation a été très participative, l'ambiance a été bonne, les participants ont été très motivés et on a senti une envie d'aller vers  de l'avant vers une grande structuration de la filière, d'aller vers une grande professionnalisation dans la manière de gérer les entreprises de la musique qui évoluent dans l'espace économique burkinabè.

 

 

Une participante


Personnellement, j'ai apprécié l'initiative sur tous les plans d'ailleurs parce que cela a permis d'unir  les acteurs divers horizons. Moi, je suis burkinabè vivant au Sénégal et  ça ma permis de me rapprocher des acteurs culturels burkinabè, d'avoir des connaissances sur le  milieu culturel burkinabé et pour pouvoir engager des perspectives de mise en œuvre de projets sur le territoire burkinabè. J'ai beaucoup appris de cette formation, j'ai eu beaucoup d'adresses utiles en matière d'investissement dans le milieu culturel, et aussi en matière de règlementation. En tant qu'entrepreneurs culturels, nous tenus de respecter la loi comme tout autre entrepreneur. Sur tous les plans, j'ai été satisfaite.

 

Alpha DIALLO

Je suis professeur d'anglais, Chef de service Art et Culture au Ministère des Enseignements Secondaire et supérieur. Je suis à la formation pour le titre DJAZZ A OUAGA, le festival de musique de WALTAARE  de BOBO-DIOULASSO  et le Festival de BARANI. Cette formation est vraiment la bienvenue. Le problème dans ce pays est qu'on est toujours entrain de travailler dans l'informel. On croit savoir quelque chose qu'on ne sait pas. Cette formation a été très bénéfique pour moi. J'ai beaucoup appris dans la création des entreprises : comment créer une entreprise, comment gérer les ressources  humaines et  financières.

 

Voici le reste de la cérémonie en images > (Cliquez sur chaque image pour l'agrandir )

     

Les Photos de coulisse

Le Ministre échangeant avec quelques responsables de ARPEM et de ODAS AFRICA
     

Patrick COULIDIATY avec Mme OBAMA du Burkina. Mais on sent que notre ami commence à pousser la Bedaine; Attention !

Notre Collaborateur, Patrick COULIDIATY en compagnie de ses anciennes formatrices de la Maison de l'Entreprise Mme Sylvie KABORE et Mme OBAMA du Burkina

 

 

 

 
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