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Oger KABORE :
On est tous désemparé. On ne sait vraiment quoi dire. A 65 ans, Georges OUEDRAOGO avait encore beaucoup à donner. L'homme était plein de qualité et il était très humain. Je ne manquais pas de passer souvent le voir à domicile. Notre dernière rencontre était à la soirée en hommage au LARLE NAABA ABGA. En dehors des problèmes de gouttes dont il souffrait depuis quelques temps, il ne manifestait aucun autre signe qui laissait présager que son décès était imminent. Je me suis laissé dire peut-être que c'est un problème cardiaque.
J'invite la jeunesse à tirer des leçons pratiques de l'œuvre monumentale que Georges OUEDRAOGO a laissée. Il s'agit notamment des conseils, des percepts, les leçons d'humilité que Georges OUEDRAOGO a su tirer de la philosophie MOAGA et africaine de façon générale. Aussi, voudrai-je lancer un appel à l'endroit des autorités afin que des artistes de cette trempe puissent être désormais suivis. C'est vrai que ce n'est pas de discours politique mais chacun fait aussi sa politique à sa façon.
Joseph SALAMBERE DIT SALAMBO
Ma peine est indescriptible. Quand on m'a appris la nouvelle, j'ai me suis demandé de quel Georges OUEDRAOGO s'agissait-il ? On me répond à l'autre bout du fil, le "Gandaogo NATIONAL" ! En fait , la nouvelle était si bouleversante parce que je ne le savais pas malade. Mais plutôt que de pleurer, nous, artistes devons unir nos prières à celle de la famille de George OUEDRAOGO, à celle du peuple Burkinabé pour que le Saint Père l'accepte dans son Royaume.
SAMIRAMA
La mort est quelque chose avec laquelle nous vivons. Mais je trouve que c'est une grande perte parce qu'il avait encore beaucoup à nous apprendre. J'invite mes collègues artistes à retrouver les traces de Tonton Georges c'est-à-dire, s'efforcer à revaloriser la musique traditionnelle.
BAMOS THEO
Nous sommes dépassés par la situation. Le vide que nous laisse Georges OUEDRAOGO est si grand. Mais il nous a laissé une œuvre gigantesque, il nous a déblayé les sentiers et je pense qu'on peut suivre ses traces. En fait, il n'est pas mort, il est là ! Demain soir à 20h, nous organisons une soirée en son hommage à la maison du peule à 20 heures. Tout le monde y est convié.
BAZ BIL
C'est une grande tristesse. Nous sommes tristes parce que nous avons perdu un grand baobab de la musique burkinabé, nous avons perdu celui-là même qui nous inspirait. Georges a été un catalyseur pour beaucoup d'artistes et surtout pour la jeune génération rien que par la profondeur de ses textes. Demain, nous organisons un concert tout en live et tout le public est invité.
ADJI SANOU
C'est vraiment une grande tristesse pour nous ! C'est un Baobab qui s'en va au moment même où nous avions besoin de lui. C'est vraiment une douleur et c'est toute la famille artistique qui est fragilisée par cette disparition. Je présente mes condoléances à sa famille.
Comme on le dit souvent, "l'homme n'a jamais suffit à l'homme". Le décès de Georges OUEDRAOGO, est une grande perte pour le SHOWBIZ burkinabé. Sur le plan affectif, c'est une grande perte. Mais si on considère les œuvres de l'homme, on peut dire que Georges OUEDRAOGO n'est pas mort et qu'il est toujours là, parmi nous. En attendant que le corps médical apporte des précisions sur la mal dont il souffrait, j'aurai appris qu'il se sentait mal et un de ses frères l'a conduit dans un premier temps à l'hôpital avant de le transférer à la Clinique du Coeur. C'est ce qui nous fait penser à une souffrance cardiaque. Mais ce qui choque le plus, c'est que l'Artiste que nous pleurons est parti tôt alors qu'il avait beaucoup de choses à apporter encore à la jeunesse.
Dez Altino
Je demande aux uns et aux autres de prier Dieu afin que l'âme de notre frère repose en paix. Nous l'avons toujours dit dans nos chansons que nul ne va rester sur cette terre. Comme vous le savez, un artiste ne meure pas ! Georges OUEDRAOGO, à travers ses œuvres ne mourra jamais parce qu'on va toujours continuer de l'écouter; les matins, les soirs dans nos salons, partout sur nos lieux de travail. Je crois, comme Georges OUEDRAOGO, que chacun doit avant de mourir, laisser quelque chose pour la postérité.
PROGRAMME des Obsèques :
Une soirée hommage sera organisée en la mémoire du disparu demain vendredi à la maison du peuple à partir de 20 h
Samedi 4 février : Veillée de prière dans la famille du défunt à KALGONDIN
Dimanche: lévée du corps suivi de l'inhumation ce jour même dans son village à KOMSILGA.