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Atelier de restitution du Programme ARPIC

Artistebf du 10 décembre 2012, écrit par Cherita, stagiaire

 

 

Au centre, Mme Olga ILBOUDO, réprésentante du Ministre de la Culture.

Identifier un mécanisme pérenne pour les entreprises culturelles

Mis en place par le Burkina Faso , en partenariat avec l' organisation Internationale de la Francophonie( OIF), le programme d' Appui au Renforcement des Politiques et des Industries Culturelles(ARPIC) prévu pour une durée de quatre(4) ans 2012-2015 , a organisé ce vendredi 07 décembre 2012, un atelier de restitution à mi- parcours sur l' étude de faisabilité d' un mécanisme de financement et d' appui technique aux projets et entreprises culturels dans le cadre de l' exécution de son programme d' activités au titre de l' exercice 2012.
L'objectif de cette étude est de proposer la mise en place d'un mécanisme multisectoriel pérenne de financement de la culture et d'appui technique aux entreprises culturelles afin de renforcer l' offre de biens et de services culturels et de développer les industries culturelles et créatives.
Cet atelier a regroupé une soixantaine de participants dont les membres du comité de pilotage, les directeurs des filières culturelles, des directions en charge des finances et de la fiscalité du ministère de l'économie et des finances, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé et bancaire, et des personnes ressources.  Quelques participants à cet atelier ont bien voulu répondre' à nos questions, voici les propos recueillis

Emile ZIDA, coordonnateur du Programme ARPIC;

 Merci, vous me donner l'occasion de présenter l'ARPIC; c'est le programme d'Appui  au Renforcement des Politiques et Industries Culturelles mis en place par le gouvernement du Burkina Faso et qui est sous la tutelle du Ministère de la culture et du tourisme. ARPIC a été mis en place grâce au soutien de l'Organisation Internationale de la Franconie (OIF). C'est un programme qui a été établi pour 4 ans 2012- 2015 et qui a pour objectif principal d'accompagner le Ministère à mieux réguler, mieux développer, mieux financer les filières culturelles. Donc dans le plan d'action 2012 du programme ARPIC, nous avions une activité qui constitue la diversification  des mécanismes de financement. Cette activité s'est soldée dans un premier temps par la mise en place d'une étude du financement d'appui technique et financier  aux entreprises culturelles. Le ministère voudrait à travers l'étude, identifier un mécanisme pérenne qui puisse venir comme une solution aux problèmes des projets et entreprises culturelles.

Quel est l'état des lieux des financements de projets à caractère culturels au Burkina Faso?
C'est ce que les consultants sont en train de nous montrer. Il faut reconnaître que de façon globale, il y a déjà des dispositifs d'appui aux entreprises de façon générale et aux petites et moyennes entreprises( PME) ,mais le plus souvent les conditions d' accès  à ces mécanismes restent un peu difficile pour le secteur culturel étant donné que nous faisons face à des entreprises qui ne sont pas encore très bien structurées et qui ont des activités spécifiques. Nous jugeons en cela qu' il y ait des mécanismes spécifiques pour ces entreprises sinon on a des dispositifs mais des dispositifs destinés directement aux  entreprises culturelles il y en a peu ,et ceux qui sont disponibles ,on a remarqué que très rarement les entreprises culturelles bénéficient de leurs financements.

Pensez vous que désormais les entreprises culturelles pourront être financées directement par ARPIC ou il sera l'intermédiaire?
C'est pas ARPIC qui mettra en œuvre le mécanisme, ARPIC identifie le mécanisme . Mais nous pensons que les acteurs culturels, les partenaires techniques , tout le monde contribuera  à voir ces orientations, comment elles seront mises en œuvre et cette mise en œuvre ne dépendra pas du programme ARPIC mais du ministère et bien sûr des acteurs et  partenaires techniques. Nous attendons donc la fin de l'étude pour savoir ce qui a été proposé mais l' appui technique sera surement le renforcement des capacités pour amener à l' élévation d' un niveau de structuration et on espère qu' il y aura des guichets financiers sous forme de crédits ou de subventions au profit des entreprises et acteurs culturels.

Pour les éditeurs, à travers la voix de leur Président, le Programme ARPIC est la bienvenue parce qu'il permettra d'apporter un appui technique aux acteurs de la culture particulièrement de la filière du livre et de régler la question de la formation:

Ansowin Ignace HIEN, Président de l'Association des Editeurs du Burkina:
Le programme ARPIC est le bienvenue parce que non seulement il permettra d'apporter  un appui technique aux acteurs de la culture particulièrement et à la filière du livre et un appui financier car l'argent est le nerf de la guerre comme on le dit et nous avons tous besoin pour pouvoir nous organiser professionnellement afin de pouvoir mettre sur le marché des produits appréciables.

Les gens lisent-ils au Burkina?
Ce n'est pas un problème spécifique au Burkina Faso, on dit partout que les gens ne lisent pas .Mais c' est une réalité que les gens ne lisent pas au Burkina. Il y a plusieurs  raisons que je ne vais pas énuméré ici mais le constat est là et nous croyons qu'avec ARPIC nous pourront trouver vraiment les voies et moyens pour amener les gens à lire.

Pensez vous qu'après  cette étude vos écrits ne dormiront plus dans les tiroirs?

Je crois qu'il y a un principe spirituel qu' il faut prendre en compte à savoir qu'il faut avoir foi, croire en soi ,il faut croire en ce qu' on fait, et ça deviendra une réalité. Déjà sur la base de ce principe je pense bien que tout ce qu'on est en train de faire , va  aboutir à des résultats concrets et palpables.

Comment voyez  vous déjà  l'appui en matière d'édition  au Burkina si l'étude abouti?
Cela nous permettra de régler la question des ressources humaines à savoir la formation. Il faut nécessairement mettre à contribution des professionnels aguerris donc il faudra aller à la formation et lorsqu' on a des acteurs bien formés nécessairement on s'attend à avoir des produits de grande qualité donc nous mettrons l'accent sur la formation, sur la réorganisation  et le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs. Le résultat de tout cela sera de mettre sur le marché des produits culturels  de valeur à moindre coût qui peuvent attirer et qui pourront être accessibles aux consommateurs.


Le secteur de la culture a besoin de compétence technique, de compétence managériale en termes d'organisation et de gestion d'entreprises culturelles. C'est le diagnostic de l'expert consultant.


William CODJO, Expert en Economie créative:
L'étude qui vient d'être restituée  à posé un diagnostic assez clair. Cela porte sur plusieurs points, le premier point, c'est que il existe au Burkina un vivier important en matière de création et c'est la création qui fourni la matière première pour l'ensemble des industries créatives, donc les artistes font un travail sérieux qu' il convient d' accompagner, et à l' autre bout de la chaîne on sait aussi qu' il ya une demande par rapport à ces produits. Et entre les deux il faut des structures solides qui transforment les matières premières en produits finis consommables par le public et c'est justement à ce niveau que ça pêche au niveau du Burkina. Ces structures soit n'existent pas soit existent mais sont faibles donc il va falloir renforcer leurs capacités et également mettre à leur dispositions des ressources qu'il faut pour les amener à faire  efficacement le travail qui est le leur.

Dans votre étude, vous avez fait des propositions, des recommandations, qu'est ce qu'il faut aujourd'hui  pour pouvoir financer de manière pérenne les activités culturelles?
Nous avons Cinq axes stratégiques proposés. Le premier axe stratégique s'articule autour du renforcement des capacités, la formation, l'appui conseil. Dans le domaine de la culture, on a besoin de compétence technique, de compétence managériale en termes d'organisation et de gestion d'entreprises culturelles. Le deuxième axe stratégique porte sur les outils d'aide à la décision. Le troisième axe est le plaidoyer au niveau de l'ensemble de la communauté nationale pour amener les institutions à comprendre l'importance de ce secteur pour l'identité nationale. Le quatrième axe porte sur le financement non marchand c'est à dire les subventions. Et le dernier outil, un outil purement financier classique, c'est le financement remboursable sous forme de crédit, et l'innovation ici au Burkina porte sur ce que nous appelons le portage. Le portage est une sorte d' investissement qui va amener l' institution mise en place à devenir copropriétaire pendant un certain temps des entreprises qui existent sur la place histoire de les amener à avoir des fonds propres renforcés et également les amener à un niveau de compétitivité élevé .Et après, les laisser continuer ou les appuyer d' une manière ou d' une autre. Des fonds de garantie sont prévus pour aider les banques qui souhaitent financer le secteur à savoir une couverture pour gérer les risques. Parallèlement des dispositifs d'accompagnement sont prévus également pour amener les banquiers à maitriser mieux l'évaluation des dossiers des entreprises culturelles en matière de risques.

En tant que consultant de nationalité béninoise, quelle approche faites vous entre les entreprises béninoises et celles du Burkina?
Je pense que le Burkina a d' ailleurs un avantage sur le Bénin, c'est d'avoir un certain nombre d'évènements tels que le FESPACO, le SIAO qui attirent des professionnels chaque année et à l' occasion de ces évènements des formations, des ateliers sont organisés pour renforcer les capacités des intervenants du secteur, le Bénin n' a pas encore cette chance. Je souhaite que cela arrive, on a le FITEB qui porte sur le théâtre, qui est là, par rapport à ça on peut dire que quelque chose se fait . Mais fondamentalement je crois que la situation du Bénin s'apparente à celle du Burkina.

A partir de votre étude, pensez vous qu'il y a une urgence à la quelle il faut s'attaquer déjà?
Je me méfie des urgences parce que tout est urgent. Je prends les problèmes de manière globale, je ne suis pas partisan de régler les problèmes morceau par morceau car les résultats sont difficiles à obtenir. Quand vous diagnostiquez la situation, vous identifiez une solution et vous appliquez une thérapie et vous mesurez après l'impact.            

Quelques images fortes de l'atelier de restitution

 
Les 2 experts consultants : Mr Idrissa DIALLO et William KODJO pendant la restitution
 
L'atelier a regroupé près d'une soixanteaine de partipants
 
     
 
     
 
     
 
Les Présidents de l'ASSEDIF et des producteurs, éditeurs et distributeurs de musique étaient présents.
 

 

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