+

Arpem >

ARPEM reçoit une délégation de la ville de Grenoble
Ouagadougou et Grenoble : un bel exemple de coopération ...
 

Mr François PEYRONNET  et Madame Marie Laurence  CABROL (de la droite vers la gauche)

ARPEM  est un programme de CULTURE & DEVELOPPEMENT avec le soutien de la Commission Européenne dans le cadre du 9ème FED, du Secrétariat du Groupe des Etats ACP, de l'OIF, de L'Institut Français, de l'UNESCO et de la ville de Grenoble. ARPEM qui existe depuis 2009 vise à appuyer  la mise en place et la mise en réseau des pépinières pour les entreprises de la filière musique. A  4 mois de la fin du programme au Burkina, il est donc normal  que les responsables et les partenaires de ce programme s'arrêtent pour évaluer ce qui est  réellement fait sur le terrain, ce qui reste à faire et envisager si besoin était, des  perspectives d'avenir. C'est dans ce cadre justement que séjourne depuis la semaine dernière au Burkina Faso, une délégation de la ville de Grenoble (France) qui  est, il faut le rappeler, partie prenante et partenaire de ARPEM.

La délégation représentée par Mr François PEYRONNET  et Madame Marie Laurence  CABROL  s'est rendu ce samedi 10 décembre 2011 à 16h au siège d'ARPEM situé à la cité 1200 Logements de la ville de Ouagadougou. La délégation a profité faire d'une pierre deux coups : échanger avec les responsables de cette structure et visiter  le local  de la pépinière.
Etaient présents à la rencontre, outre la délégation de la ville de Grenoble, les premiers responsables du Jardin REEMDOOGO, Mr Emmanuel et KUELA; du Conseiller culturel  et représentant le ministère de la Culture et du Tourisme, Mr Désiré OUEDRAOGO; des étudiants en  Arts de Gestion en Administration Culturelle (AGAC), des Etudiants de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature, et de quelques entrepreneurs de la filière musique.

Le coordonnateur de la pépinière Mr Emile ZIDA,  dans un exposé clair et concis a présenté la pépinière,  ses réalisations, le contexte dans lequel  elle travaille en collaboration  bien sûr avec les autres dispositifs tels le REEMDOGO-I et bientôt avec le REEMDOGO-II. Cependant, le Coordonnateur de la pépinière, tout en reconnaissant le mérite du REEMDOOGO-I, déplore le manque d'un vrai dispositif de création et de diffusion pour venir en appui des activités du REEMDOGO-I. A ce sujet, il a souhaité vivement que le projet  de création du REEMDOGO II, puisse voir le jour afin de combler ce besoin.
Les échanges qui étaient fort enrichissants ont surtout tourné autour du Statut de la pépinière, son budget de fonctionnement et le  personnel qui y travaille. A toutes ces préoccupations de la délégation, le Coordonnateur du Programme ARPEM et les responsables du REEMDOGO ont tour à tour pris la parole pour donner des réponses satisfaisantes.

Peu avant la visite guidée des locaux, la délégation a également échangé directement avec les entrepreneurs de la filière. Mr François PEYRONNET  et Madame Marie Laurence  CABROL, à travers cette deuxième partie d'échanges, ont pu mesurer les difficultés avec lesquelles les entrepreneurs de la filière musicale travaillent au Burkina.  

C'est sur une note de satisfaction générale qu'a pris fin la rencontre aux environs de 17 heures 30 ( heure locale) . De l'avis de la délégation, l'ambiance de la rencontre était extraordinaire. A notre micro, la délégation de Grenoble  ne cache pas sa satisfaction.  Mais avant, elle nous situe l'objet de sa visite au Burkina.

LA DELEGATION de Grenoble (Del.G) :

Cette visite s'inscrit dans le programme d'une délégation composée de 15 personnes réunies autour du maire de Grenoble pour  4 jours et demi à Ouaga. Nous sommes venus pour plusieurs temps forts dont l'inauguration des cantines scolaires dans certaines écoles de Ouagadougou. Nous les avons  inaugurés hier matin, le 9 décembre 2011. C'est un projet sur lequel, la ville de Grenoble va travailler en partenariat avec la ville de Ouaga pendant 18 mois. Les cantines sont déjà fonctionnelles depuis une semaine.
Le deuxième grand projet avec lequel la ville de Grenoble travaille avec sa ville jumelée OUAGADOUGOU (depuis plus de 10 ans), c'est sur le plan culturel à travers le REEMDOOGO-I. Il nous a semblé utile de mesurer l'impact du projet REEMDOOGO-I , du REMDOOGO-II et la pépinière que nous visitons aujourd'hui. Tout cela est parti de ce que vous qualifiez vous-même de projet de "CLUSTER CULTUREL". 

Artistebf : ous venez d'échanger avec  les acteurs de terrain que sont  les responsables de la pépinière, de REEMDOGO-I et de quelques entrepreneurs de la filière musique. Qu'est-ce que  vous retenez de cette rencontre ?
Del.G : C'est une ambiance extraordinaire. En une heure de rencontre, je trouve qu'on apprend mieux qu'en restant 6 mois à Grenoble. Je trouve que c'est très utile d'avoir un contact direct avec les acteurs de terrain. En une heure, on arrive à se dire les choses plus simplement. Ce qui n'est pas évident qu'on est loin l'un de l'autre.

Artistebf : Vous l'avez certainement senti dans les échanges, le Projet REEMDOOGO-II  est revenu à plusieurs fois sur la table et c'est vrai que ce projet fait déjà rêver parce qu'il vient  comme un dispositif  d'appui,  de création et de diffusion pour répondre à un besoin longtemps exprimé. A quand finalement ce projet de REEDOOGO-II ?
Del.G : A quand ? je ne saurai répondre à la question. Le REEMDOOGO-II est un projet très important et même plus important que le REEMDOOGO-I en ce sens que Le REEMDOOGO-II a pour vocation de devenir aussi un lieu de diffusion avec une salle de spectacle de près de 2 500 places. Donc, c'est un gros projet qui mobilise des études techniques, des financements et qui  nécessitent la recherche de partenaires extérieurs. Le projet est si ambitieux et si  important que la commune de Ouaga et la ville de Grenoble ne pourront pas à elles seules  réaliser ce projet dans un délai court. Donc, notre ambition avec la ville de Ouaga, c'est de conjuguer nos efforts  pour obtenir des financements externes notamment ceux de la banque mondiale ou de l'Union Européenne. Nous sommes donc sur deux phases de travaux de chantier (les études techniques et la recherche des financements).


Artistebf : Concrètement, à quel niveau de réalisation êtes vous à ce jour ?
Del.G : Alors, la phase de définition du programme est aujourd'hui stabilisée; la phase de l'avant projet  sommaire est également stabilisée. Maintenant, nous allons rentrer dans la phase de l'avant projet définitif.

.Artistebf : Depuis l'implantation du programme ARPEM au Burkina, les entreprises culturelles poussent comme des champignons à Ouagadougou comme dans les autres villes du Burkina. Il y a vraiment de l'engouement grâce aux actions de la pépinière.  Pour faire face à la forte demande qui  pourrait se poser dans les prochaines années, peut-on s'attendre au renouvèlement du Projet et un accompagnement plus étoffé des fonds de la pépinière ?
Del.G : Ouagadougou est sans doute la coopération la plus importante pour la ville de Grenoble qui  entretient  des relations de jumelage avec 19 villes. Pourquoi je dis que c'est Ouagadougou la ville de coopération la plus importante ?  Parce que d'une part,  elle est ancienne (elle a plus de 10 ans ). Deuxièmement, les deux maires (Simon COMPAORE  et  Michel DESTOT ) se connaissent bien; ce sont des amis. La 3ème chose, c'est que cette coopération n'est pas seulement qu'institutionnelle; c'est aussi des habitants de trois quartiers de Grenoble avec 3 autres quartiers de Ouaga. Donc si vous voulez, tout est fondé sur trois éléments : l'ancienneté de la coopération, la proximité des deux élus et les liens qui existent entre les habitants des deux villes. Nous avons donc un devoir d'étendre et de poursuivre notre coopération. Nous avons bien compris Le Maire Simon COMPAORE. Pour l'année 2010 et 2011, c'était le projet cantines scolaires. A présent, il faut qu'on avance sur le projet REEMDOOGO-II. C'est le souhait du Maire Simon COMPAORE.

Artistebf : Voulez-vous dire que votre soutien sera permanent ?
Del.G : Tout à fait ! il n'est pas remis en cause !

Artistebf : Les entrepreneurs culturels souhaitent surtout qu'en plus de la formation dont ils bénéficient, ils puissent également obtenir de petites subventions pour fonctionner. Ils ont des talents, des  idées intéressantes, fabuleuses et géniales mais souvent, ils sont heurtés au manque de moyens, financier surtout.  La ville de Grenoble pourra-t-elle accéder à cette requête ?
Nous mobilisons les financements sur des actions collectives comme il est du cas des cantines  scolaires ou du REEMDOOGO-I. Cependant, à travers  un dispositif collectif initié et piloté depuis Ouagadougou, la ville de Grenoble pourrait jouer sa partition dans ce sens. Donc, nous sommes à l'écoute de vos propositions. Si la ville de Ouagadougou nous dit : " nous souhaiterions mettre en place un fonds de soutien à nos artistes", la ville de Grenoble pourrait apporter sa caution dans ce sens.

 

Réctions de quelques participants ..

 

Désiré OUEDRAOGO, Conseiller Culturel, représentant le ministère de la Culture.

De cette rencontre, je retiens que nous avons entretenu un très bon niveau de dialogue entre la ville de Grenoble représenté par  Mr François PEYRONNET  et Madame Marie Laurence  CABROL, les entrepreneurs formés ou qui seront formés et les responsables de la pépinière du Burkina. Ce qui est intéressant, c'est que la pépinière malgré sa relative jeunesse, a engrangé des résultats forts appréciables. Aussi, la rencontre a permis aux entrepreneurs d'exprimer les difficultés qu'ils rencontrent dans leur difficile métier tant pour les managers que pour les organisateurs de spectacles. Il est ressorti qu'il y a une étroitesse du marché qui est largement minée par la piraterie et qui occupe de plus de 90 % de ce marché.  Il faudra donc travailler énormément à reconquérir ce marché. Mais l'ambition de ces entrepreneurs ne se limite pas seulement au marché national, ils ont le souci d'aller véritablement  vers le marché international. Face aux difficultés à faire connaître à l'international, la partie "GRENOBLOISE " leur a donné  quelques pistes à même de leur faciliter au moins l'accès au marché français voire européen; pourquoi pas ?. Je retiens que c'était un entretien franc et à cœur ouvert sans gants  diplomatiques.

 

Rodrique SAWADOGO : Etudiant en Art Gestion des Administrations Culturelles

Je suis le responsable de la promotion MASTER-I en Art Gestion et Administration  Culturel ( AGAC ). Merci à ArtisteBF pour l'occasion que vous me donnez. Ce genre de rencontre est à féliciter et à encourager. Qui parle de culture,  parle aussi de diversité, de partage. Lors des rencontres comme celle -ci,  il faut surtout voir ce que nous pouvons bénéficier en termes d'expériences venant des autres plutôt que de s'accrocher à l'aspect financier. Comme Artistebf l'a bien souligné,  nous avons beaucoup de choses à partager et je crois que c'est très juste.

 

 

 

 

Constant TEGAWENDE : Entrepreneur culturel

Cette  rencontre est vraiment la bienvenue. C'est à force d'échanger que nous trouverons des solutions. Comme on le disait à l'intérieur, on est satisfait du fait que des solutions et des actions qui se mettent progressivement en place pour le bonheur des entrepreneurs culturels.

 

 

 

 

 

 

Emile ZIDA : Coordonnateur du Programme ARPEM

Ce soir, nous avons eu l'honneur de recevoir une délégation de la ville de GRENOBLE. Je vous rappelle que la ville de Grenoble est partie prenante et partenaire du Programme ARPEM. En tant que partenaire, ils ont fait l'effort de venir sur le terrain pour constater les réalisations. C'est la raison pour laquelle nous leur avons fait une présentation de la pépinière et des conditions dans lesquelles nous travaillons. Comme vous le savez, le programme s'achemine vers sa fin. Il reste 5 voire 4 mois pour la fin du programme. Donc, il s'agit d'évaluer nos actions en termes de bilan à mi-parcours et de penser aux perspectives de pérennisation.

 

 


La délégation de Grenoble a promis de poursuivre la coopération "Ouagadougou –Grenoble", vieille de près de 10 ans et elle a confirmé que le cap sera désormais mis sur le projet REEMDOOGO-II qui est aussi un projet très important pour eux; L'espoir est donc permis ?

Comme nous l'avons dit, c'est un besoin qui est là et qui est réel pour développer le secteur culturel et musical en entier. Nous avons un dispositif d'appui à la création musicale qui est le REEMDOOGO-I et nous avons également la pépinière qui vient comme outil d'accompagnement et de formation pour structurer  les entreprises. Maintenant, ce qui manque véritablement, c'est un outil de diffusion pour boucler la chaîne. C'est un besoin qui figure en bonne place parce qu'il est un besoin exprimé et initié par les autorités communales de la ville de Ouagadougou. Vu sous cet angle, personnellement  j'ai  bon espoir que le projet REEMDOOGO-II sera une réalité et  les partenaires également y croient.
Par rapport aux subventions dont vous faites cas, je dirai que c'est l'une des principales contraintes des entrepreneurs. Nous l'avons maintes fois constaté lors de nos différentes rencontres. Le problème de ressources financières pour mettre en œuvre leur projet est une réalité. Mais compte tenu que la pépinière s'inscrit dans une logique économique, accompagner les entrepreneurs devient comme un défi pour la pépinière. A notre niveau, nous ne parlerons pas de subventions mais en termes de micro-crédits pour permettre aux entrepreneurs de générer des profits. Avec la pérennisation de la pépinière, nous l'inscrirons en bonne place.

 

Décembre 2011

 
Mr François PEYRONNET de la Délégation de Grenoble
Mr Emile ZIDA Coordonnateur de la pépinière du Programme ARPEM
Madame Marie Laurence  CABROL de la Délégation de Grenoble
Mr Mathias KABORE
Mr Désiré OUEDRAOGO, pendant les échanges
Mme Vicky , consultante
La délégation en compagnie des responsables ARPEM et du Reemdoogo pendant les échanges directs avec les entrepreneurs culturels.
     
Les étudiants en Art de Gestion en Administration Culturelle, écoutant attentivement ...
L'administration ARPEM
 
Vue partielle de quelques entrepreneurs culturels

Une photo de famille pour matérialiser la rencontre

 

Les étudiants en Art Gestion & Administration Culturelle ont tenu à immortaliser l'évènement (en "Appartheid") avec leurs professeurs.

 

 
Publicités
Blagues
 
Conseils des Ministres
 

Téléphonnez moins cher
 

 
Prix nuit du WEB
Artistebf récompensé