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APRODEM: Association des Producteurs, Distributeurs et Editeurs de Musique

Journée des entrepreneurs culturels.

Artistebf du 24 décembre 2012, écrit par Reveline SOME (Stagiaire)

 

 

Vers une union faitière pour plus  d'efficace

L'Association des Producteurs, Distributeurs et Editeurs de Musique (APRODEM), a organisé une journée des entrepreneurs culturels,  le lundi 17 décembre 2012, au l'Hôtel Somkièta. Cette rencontre avait pour but de jeter les bases d'une faisabilité d'une union  faitière pour plus  d'efficacité. Elle a connu la participation de plusieurs associations soeurs, des réprésentants du Ministère de la Culture et du Tourisme, du Ministère de l'Economie et des Finances, des artistes , des journalistes, etc. Cette journée est la bienvenue car elle vient en réponse au besoin du programme ARPIC dont l'un des objectifs est d'apporter un appui  financier et technique aux entreprises culturelles. L'occasion était belle pour les membres de l' APRODEM de présenter leur structure ainsi que les objectifs poursuivis.

Walib BARA : Secrétaire G énéral à l’Organisation et à l'Information à APRODEM
C’est l’association des producteurs et distributeurs et éditeurs de musique. C’est la structure fédératrice de toutes les filières de la musique, c'est-à-dire les différents maillons que sont la production, l’édition et la distribution. C’est donc l’interlocuteur privilégié au niveau de ARPIC et au niveau des autres structures connexes qui gravitent autour de la filière. Mais à l’intérieur, chacun est indépendant.

Quelle est la nécessité d'une telle rencontre ?
Vous savez qu’il  y a dans notre pays un problème macro-environnemental car la plus grande partie de nos artistes ne sont pas instruits, beaucoup sont analphabètes. Au niveau du microenvironnement, les artistes ne sont pas suffisamment formés  en technique vocale, et  en composition. Aussi , sur le plan politique, la culture n’a pas été prise en compte depuis belle lurette  prise en compte. Mais aujourd’hui avec la SCADD, la culture est devenue comme quatrième axe prioritaire de développement. On pense que l’Etat aussi va réfléchir à travers la direction des industries culturelles et créatives. Ils sont venus s’imprégner de nos préoccupations et ensemble, on pourra trouver des solutions à tous les problèmes que nous rencontrons.

Qui peut être membre d'APRODEM ?
Est membre selon les textes et statuts, tout producteur, éditeur, distributeur, on a ensuite les membres associés, les membres d’honneur tous partenaires comme mécènes, sponsors quand on a un penchant pour la filière musique et qu’on peut apporter sa contribution à travers la structure faitière qui est assez professionnelle que de donner cela directement aux intéressés.

Marceline KUELA   : Conseillère des AffairesCculturelles, chargée du suivi-évaluation du programme ARPIC nous parle de la part de contribution de sa structure aux organisations professionnelles :

ARPIC est un programme qui a été mis en place par l’Etat burkinabè avec l’appui de l’organisation Internationale de la francophonie pour accompagner les acteurs des filières culturelles ;

Marceline KUELA   : En quoi consiste votre accompagnement ?
C’est un accompagnement technique parce que nous apportons des appuis-conseils aux organisations professionnelles et aussi, un accompagnement financier pour la réalisation des actions proposées par les organisations professionnelles. Pour l’organisation et la structuration des acteurs, nous avons mis à la disposition des quatre filières à travers le CITO, l’APRODEM, ANCB, huit million de francs pour le plan d’action 2012 en raison de 2 000 000 frs par filière.

La culture et plus particulièrement la musique est un levier de développement important pour un pays. Au Burkina Faso, la filière musicale souffre encore de bonne structuration à même de présenter une physiomnomie crédible aux yeux des hommes d'afaires et autres établissements financiers. Aussi, l'absence d'outils ou des données permettant de mesurer l'impact économique de la filière retient les hommes d'affaires à investir dans la musique. Pour le président de l'APRODEM, il est impératif de créer ces données :

Seydou Richard TRAORE : Président de l'APRODEM, PDG de Seydoni Production

Ces données sont mêmes à créer puisqu'elles n'existent pas encore. Il faut donc pouvoir aller sur le terrain pour prendre les données. Il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faites, de s’écrire avec les la participation de tous. Le problème qui se pose, c’est qu’il y a une forte baisse des ventes de CD et de cassettes avec les téléchargements; mais tout cela se rattrape par l’organisation des spectacles. Une telle journée nous a permis, avec tous les intervenants venant du ministère du commerce, du ministère des finances, du ministère de la Culture et du tourisme et des hommes d’affaire, de voir un peu ce qu’on peut faire pour booster ce secteur.

Vue partielle des partcipants

 
     
 
     
 

 

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