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Carine SAWADOGO/ Réalisatrice
 
Je suis Carine SAWADOGO. Je suis réalisatrice
Depuis quand êtes vous dans le cinéma ?
Carine Sawadogo (CS) : Pour ce qui est du cinéma, c’est en1993, que j’ai fait mes premiers essais au cinéma en tant que comédienne dans :
- « Wendemi » de Pierre Yaméogo
- quelques œuvres de fiction,
- 3 séries de vis-à-vis du réalisateur Abdoulaye DAO,
- « scénario d’Afrique » avec Idrissa Ouédraogo
- « Bénéré », un film d’Armel Sawagdogo qui, malheureusement n’a pas pu être présenté au Fespaco,
- des œuvres documentaires pour la plupart institutionnelle pour le trésor public.
- un documentaire qui a été produit par ma structure et qui a été sélectionné au FESPACO 2009 et voilà !
Après les réalisations, je fais la publicité. J’en ai réalisée quelques unes dans le cadre des sensibilisations, sur la santé de la reproduction.Vous avez auparavant joué dans plusieurs pièces de théâtre dont « Jennifer sans soucis » dans le rôle de « Jennifer », de Madame Olga ILBOUDO.
Aujourd’hui peut-on dire que cette pièce vous colle toujours à la peau ?
CS : Jennifer sans souci c’est le nom du personnage que j’ai incarné dans la pièce de Mme Olga ILBOUDO et jusqu’aujourd’hui, il y a des gens qui ne me reconnaissent que par ce nom, surtout, les promotionnaires du Lycée. Dans la pièce Jennifer sans soucis, Nous avons suivi d’abord quelques cours préliminaires de théâtre avec la compagnie FRN d’Amadou BOUROU.
Parlez nous maintenant de votre dernier film que vous avez réalisé et qui vous propulsé aux bancs des réalisateurs burkinabé
C.S : ’est vrai ! Grâce à ce film, je suis reconnue aujourd’hui comme réalisatrice. « On ne mange pas les mercis », est un film satirique, comique et surtout de sensibilisation sur la corruption
. Pourquoi avez-vous choisi un tel thème ? Votre inspiration vient-elle du fait que vous avez été déjà victimes d’une situation de corruption ?
C.S : Je n’ai pas choisi ce thème parce que je n’ai pas écrit ce scénario. C’est Guy Désiré YAMEOGO qui a été écrit le scénario en collaboration avec la Haute autorité de lutte contre la corruption. J’ai hérité ce scénario par le biais de Artistes Production .
 

 

   

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Avez-vous eu du soutien de la part de vos aînées femmes ? Il paraît que les femmes aiment s’entre aider.
C.S : Non ! Parce que je ne le les ai pas sollicitées du fait que c’était une œuvre de commande. J’avais seulement pour tâche de mettre en scène une œuvre avec toute la sensibilité que cela requiert. Mais je n’hésiterais pas d’aller vers elles quand le besoin se fera sentir. Pour la première, elles étaient toutes là pour m’encourager. A l’occasion, j’ai même vu Fanta NACRO qui est aujourd’hui comme une idole pour moi. Je la vois se battre dans le milieu d’hommes et cela m’a donné du courage.

Matériel de montage de pointe

Quelles ont été les difficultés rencontrées dans le financement de ce film ?
C.S : Personnellement, je suis à mes débuts ! Mais de ce que je sais, les sponsors locaux participent très rarement aux œuvres cinématographiques à moins de faire jouer ses relations personnelles. La preuve, ça fait deux ans que j’ai en main une série de 5 minutes. J’ai tapé à toutes les portes à la recherche des sponsors, Zéro ! Et pourtant, ils sponsorisent des émissions qui viennent d’ailleurs, des télé-novelas. Si tous ces sous étaient mis à notre disposition, nous sommes capables de grands miracles. On n’a pas besoin d’aller ailleurs !

Y a – t-il suffisamment de communication entre réalisateurs et le secteur économique.
A mon avis, nos aînés ont eu à le faire. Peut-être, qu’ils ont posé des actes qui nous empêchent aujourd’hui d’en bénéficier. Je ne sais ! Je n’en sais pas trop ! Je ne sais pas tous les dessous des choses.

Y a –t-il une solution pour intéresser nos sponsors locaux ?
C.S : Il y a une solution. C’est la télévision. Mon espoir aujourd’hui c’est la télévision. Repenser le financement de la télévision. Vous savez que les textes prévoient qu’on achète nos œuvres. Mais concrètement, il n’en est rien ! Je crois qu’il faut revoir le quotat pour acheter les programmes afin de permettre à nos productions d’exister.

Votre dernier mot
C.S : Je suis très contente qu’il y ait un site qui fait la promotion des artistes. Je souhaite longue vie à ce site. Aussi, pour toute personne désirant faire la pub pour sa société, je suis disponible. C’est mon second job !

 

 

 

 

 

 

 

 
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