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Sandrine NAMA
 

Cendrine NAMA est une artiste musicienne. Très passionnée de la musique, elle s'est très tôt confiée au Studio ABAZON  que dirige Smockey, le Rappeur National Burkinabé. C'est donc sous l'ombre bienfaisante de cette maison de production, l'une des rares maisons à tenir le coup de la cherté de la vie que Cendrine NAMA posa pour la première fois sa voix dans un studio.  Bénéficiant de part et d'autres des conseils de Smockey et de Kady TRAORE son manager, Cendrine a beaucoup appris. Mieux, elle a appris à maîtriser les dures réalités propres à ce métier.

Aujourd'hui, Cendrine NAMA nous apprend qu'elle a "divorcé" avec ses protecteurs d'hier. C'est vrai que la nouvelle n'est pas de toute gaité. Mais il faut s’en réjouir parfois; car une séparation n'est pas forcément un mauvais  augure. C'est une étape normale qui peut à tout moment arriver au sein d’un groupe.  Que voulez-vous ? le "bébé ABAZON" a grandi; et tôt ou tard, il lui fallait prendre son indépendance . On appelle ça la "maturité artistique".  Il faut souvent voir les choses comme ça : le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. S'il ne tient seulement qu'à une séparation, il n’y a pas lieu de se garder racune ni de  haine à quel que niveau que ce soit.

C'est pourquoi nous restons convaincus que le Studio ABAZON va continuer, même de loin, à guider  et à corriger de temps en temps les faux pas de sa filleule. Dans tous les cas, comme le dit un adage populaire "tout ce que dit le petit MAURE, il l'a appris sous la tente "  En d'autres termes, quelque soit le succès de Cendrine, elle le doit en grande partie au Studio ABAZON. C’est clair ! Après tout, Cendrine, de ce que nous avons entendu, est très reconnaissante envers son manager et son producteur. Elle est consciente qu’elle est un produit original « MADE BY ABAZON’S STUDIO ».   

Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, Cendrine NAMA nous parle de sa carrière et de ses projets :

Je suis Cendrine NAMA. J'ai juste 2 ans de carrière musicale. J'ai  un album à mon actif qui s'intitule «  Couleur d'ébène » .  Il  parle de l'amour en général,  l'amour pour sa patrie,  l'amour  pour son prochain.

" La vie n'est pas toujours rose ... "

En dehors des régions du Burkina tels NOUNA, Bobo,  Garango,  et Tenkodogo, j’ai eu également l’occasion de prester à la 1ère partie « SINGUILA ET SALIF KEITA », un spectacle qui s’est déroulé  à Ouagadougou.
Ce qu’il y a de plus difficile dans ce métier, c'est l'adaptation à un monde qui n'est pas réellement ce qu'on voit ou ce qu'on imagine. Souvent, tout n’est pas rose et  le revers de la médaille n'est pas fait de strass et de paillettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez moi

 

Aujourd'hui dans LE QUOTIDIEN SIDWAYA >

 

 

" Les rapports humains se nouent et se dénouent en fonction des intérêts, business oblige "

Lorsqu'on vient à la musique avec la passion pleine les yeux,  on se heurte  à divers  problèmes. Ce que je veux dire, outre les difficultés liées à la production et à la promotion d'un album, l’artiste est parfois confronté à des réalités où les strass et les paillettes de nos rêves n'ont pas de place. S'adapter à ce monde presque sans règles, a été la plus grande  difficulté rencontrée par  la petite fille que j'étais en y arrivant la première fois.
Rien n’a été réellement comme je l’imaginais avant mon entrée dans la musique. Les rapports humains se nouent et se dénouent en fonction des intérêts, business oblige. D’ailleurs, l'aspect relationnel  importe peu dans le SHOW BIZ. il n’y a pas d’amis ; mais il n’y a que des intérêts  et c’est tant pis si vous êtes à vos débuts..
Dans une telle situation, lorsque ça ne va pas du tout, je pense qu'il faut s'arrêter; et même avoir le courage de partir afin  ne pas tomber dans la parodie. C'est une philosophie que je me suis forgée et c'est celle-là même qui justifie aujourd’hui  ma séparation d'avec mon producteur et mon manager. C’est vrai  que je les ai quittés. Mais  je l’ai fait avec  beaucoup de respect pour eux parce qu'ils m'ont beaucoup appris et je leur dois encore énormément. Du reste, je serai  toujours ouverte, disponible et prête à leur apporter mon concours si besoin était…
Je suis aujourd'hui en année de master management des projets. Parallèlement, j'ai monté une Agence d'Organisation d'Evénementielle et de Communication. Nous offrons diverses prestations de services.


" Rien n’a été réellement comme je l’imaginais avant mon entrée dans la musique "

Je voudrai tout d’abord rassurer mes fans que ma séparation d’avec mon manager et mon producteur ne veut pas dire que tout est fini. La preuve,  je suis actuellement en train de travailler sur la sortie de mon second album pour lequel vraiment, je me donne à fond. A tous mes fans donc, je leur demande de continuer de me soutenir parce que j’en ai besoin et je promets d’être toujours à la hauteur de leur attente. Je leur reviendrai avec de meilleures sonorités.
Ensuite, à tous ceux qui veulent faire carrière dans la musique, je les invite à y  venir ; mais seulement par amour pour  ce métier. Seules nos convictions nous mèneront à bout de tous les obstacles ; et pour ça, il faut se battre, y croire et faire preuve de patience. Je souhaite qu’il y ait plus de cohésion entre les artistes. Comme je le disais, ceux qui veulent venir à la musique peuvent le faire ;  il y a de la place pour  tous ceux qui veulent  s’exprimer. Au lieu de se mettre les bâtons dans les roues,  l'idéal serait de créer un cadre d'échange.
Enfin, je  demande aux uns et aux autres, à vous  qui me lisez en ce moment, de penser à toutes ces femmes qui meurent en couche.
Aujourd'hui,  je me suis engagé auprès d'AMNESTY BURKINA dans la lutte contre la mortalité maternelle car pour moi, il est inadmissible qu’à ce siècle naissant, qu'une femme meurt  en voulant donner la vie à un enfant. Nous pouvons tous faire quelque chose.
Amicalement, Cendrine NAMA

 Mars 2011

 

 

 

 

 
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