Bonne & Heureuse Année 2012 à tous nos internautes. Artistebf est si heureux d'être toujours en votre compagnie. Que Dieu vous accorde sa grâce et couronne vos efforts de succès. Dans sa bonté, qu'il transforme nos souffrances en une vie meilleure. A l'endroit des malades, Artistebf leur souhaite un prompt rétablissement. Ensemble, tenons –nous les mains pour barrer la route à la maladie et à la souffrance, nos ennemis jurés. Bonne fête les Amis. Bonne année à tous ceux qui aiment la culture. Enfin, Joyeuses fêtes à tous les Artistes du Burkina et du monde ..
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Bertran Bali BAZIE / BAZ-BILL
 

Président des Jeunes artistes musiciens du Burkina

Je suis BAZE Bali Bertrand et comme nom d’artiste, BAZ-BILL. Je suis président fondateur des jeunes musiciens du Burkina. Je suis le créateur du Chi-WA-WA qui est une fusion de danse et de rythme. Je suis aussi membre de plusieurs institutions au Burkina Faso dont :
- le Conseil Economique et Social(CES),
- du Lions Club de Ouaga (Afrique),
- du Conseil d’Administration du Musée National,
- de l’Assemblée générale du BBDA
et enfin membre de la commission communale de l’urbanisme et de … de Ouagadougou.
Je précise que c’est en tant que président représentant les artistes burkinabé que je siège au sein de toutes ses institutions.
Je fais la musique depuis 1991 et j'ai produit à ce jour 3 Albums dont le dernier s'intitule "on t'a vu ici là "

 

 

Artistebf (Art.) : Vous disiez tantôt que vous êtes Président de l’Association des jeunes artistes musiciens du Burkina. Pourquoi une telle précision ?

Baz Bill (B.Bill) : Jeunes artistes, parce qu’au moment de la création de l’Association en 2000, il existait déjà une association des artistes. Seulement, cette dernière ne fonctionnait pas bien. Je crois qu’il ne faut trop s’attacher au mot " jeunes ". Quand je parle de jeunes artistes, je veux parler de " jeunes " dans l’esprit.

Art.: Vous confirmez donc qu'il n'y a pas deux associations d'artistes musiciens au Burkina ?

B.Bill : Non ! Avant, c'était le syndicat. Et vous savez que les objectifs du syndicat sont politiques que professionnels. Pour ce qui nous concerne, il s'agissait de mettre en place une association apolitique, créer un cadre d'échange entre les différents artistes du Burkina en vue de trouver des solutions à nos problèmes.

Art.: Vous venez de citer plusieurs instances dans lesquelles vous êtes membre. Avec toutes ses casquettes, n'est-ce pas trop pour votre seule tête ? A la limite, on se demande si vous êtes encore efficace.

B.Bill : Non, Je ne crois pas que ce soit trop ! Ce sont des ouvertures, des cadres d'expression dans lesquelles les artistes pourront donner leur avis sur des problèmes culturels. Je Suis donc si vous le voulez, l'œil et l'oreille des artistes musiciens auprès de ces instances et j'avoue que cela ne m'empêche pas de continuer de créer. Je suis à mon 3 ème album ; bientôt ce sera le 4ème.

 

 

 

 

 

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Cependant, je note quelques petites incompréhensions entre artistes musiciens, producteurs, manager et éditeurs

 

C'est vrai,  on a l'impression que ce sont les mêmes artistes  qu'on choisit pour les Galas et autres cérémonies officielles.

 

Art.: Avec toutes ces tribunes, on peut donc dire que la musique ne souffre plus au Burkina !
B.Bill : Oui ! Mais il faut reconnaître que ces dernières années, la musique burkinabé a pris de l'envol. Ça , c'est incontestable ! Cependant, je note quelques petites incompréhensions entre artistes musiciens, producteurs, manager et éditeurs. Nous espérons qu'à la faveur de la Formation organisée par le BBDA et qui se tiendra le 25 mai prochain au CENASA, va contribuer à aplanir  énormément certaines difficultés.
Pour ce qui est des difficutés de notre musique, il y a d'abord la production. Toutes les maisons de production sont en train de se fermer. A la limite, elles sont devenues des maisons de vendeurs de savons ou de cigarettes. Ces maisons n'arrivent plus à fonctionner correctement du fait de  la piraterie qui a pris le dessus. C'est pourquoi nous avons demandé au Chef de l'Etat de prendre le problème à bras le corps parce que ce sont des milliers de créateurs qui vont mourir de cette gangrène.
 

Art.: Pensez-vous que ce soit seulement la piraterie qui empêche la musique burkinabé de percer les frontières ?
B.Bill : Non ! La piraterie est un problème parmi tant d'autres. Sinon que la musique ivoirienne n'aurait pas connu un tel succès. La piraterie a son côté néfaste et son côté positif aussi.

Art.: Voulez-vous donc une chose et son contraire ?
B.Bill : Pas du tout ! prenez par exemple les auxiliaires de la musique. Ailleurs, lorsqu'un artiste a fini de chanter et qu'il a produit son album, le reste incombe aux auxiliaires de la musique; c'est-à-dire aux managers. Ici, nos managers sont des gens qui se cherchent. Ailleurs, les managers sont des gens financièrement posés qui n'hésitent pas à se payer un billet d'avion pour chercher un spectacle pour un artiste. A mon avis, il faut de nouveaux mécènes au Burkina, des gens qui sont prêts à se sacrifier pour leur artiste. Je salue de passage l'action de Walib qui a eu l'audace d'envoyer FLOBY et deux autres artistes en Côte d'Ivoire pour un concert;  ça bien fonctionner. Le travail des managers devrait fonctionner comme ça.

Art.: De quoi voulez-vous parler dans votre dernier album "on t'a vu ici là" ?
B.Bill : En fait, les gens pensent que je l'ai chanté pour attaquer. Ce n'est pas la bonne compréhension. Cependant, je critique un état d'esprit qui consiste à dénigrer autrui. Il n'est pas rare d'entendre au Burkina, "qui n'a pas vu un tel ? "on t'a vu ici et tu n'étais rien !" . Je crois que mon album est une invite aux gens à se battre, à travailler pour mériter. Les critiques de dénigrement, à mon avis, ne nous feront pas avancer.

Art.: Comment voyez-vous la manière dont les spectacles sont répartis aux artistes dans les cérémonies officielles ou dans les grands Galas. La répartition est-elle faite de manière raisonnable, scientifique de façon à ce que chacun puisse avoir la chance de se produire ?
B.Bill :  Pour ce qui est de la manière dont les artistes musiciens sont invités aux grandes cérémonies, j'avoue que  je ne maîtrise pas le circuit. Je suis tous les jours interpellé sur la question ! Mais que puis-je faire ?. C'est vrai,  on a l'impression que ce sont les mêmes artistes  qu'on choisit pour les Galas et autres cérémonies officielles. Je me demande si les gens ne se lassent pas d'écouter les mêmes musiques. C'est sérieux !


Art.: Mais nous croyions que vous étiez le Président de l'Association des jeunes artistes Musiciens et que vous devriez être en mesure de réguler cela ?
B.Bill :Mon frère ! Même en tant que président, c'est difficile pour moi d'intervenir parce qu'on va toujours me traiter de jaloux. Pour l'instant, je crois que le choix des artistes pour les spectacles se fait par affinités, entre amis, par liens de parenté, par copinage. En fait, à chacun sa porte d'entrée" et son tuyau comme on le dit. C'est tout de même déplorable, parce qu'à cette allure, il y aura toujours des " laisser pour compte". Pendant que d'autres, à la faveur de leur relation s'arrachent les spectacles 3 à 4 fois par semaine, certains ne savent pas où se donner de la tête. Il serait souhaitable que le Ministère nous aide à réguler cela.
Je souhaite qu'il y ait assez de sponsoring pour les artistes et que les burkinabé puissent s'appropriés des œuvres légales des artistes.
Je vous remercie pour cette idée de donner de la visibilité à nos œuvres à travers la toile.

Contact : bazbill@hotmail.com
 

 

 
 

 

 

 
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