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Autre exemple: En côte d'ivoire, même quand un enfant joue un tam-tam et même quand il chante n'importe quoi, les médias vont le diffuser et incitera le public à acheter la cassette. Il y a même des artistes qui chantent hors gamme ; peu importe ! les effets numériques sont là pour corriger les imperfections…Voilà !
Les burkinabé jusque-là n'ont pas encore cet amour et cette passion pour notre musique. Ils ne l’ont pas encore bien adoptée.
Par ailleurs, il y a la faiblesse des cachets des artistes. Il faut savoir que les œuvres de qualité ont un prix. Si nous exigeons des œuvres de qualité aux artistes, il faut aussi être prêt à payer le prix. " Pour faire une bonne sauce, il faut beaucoup de condiments, donc beaucoup d'argent ". Si nous pouvons appeler un artiste étranger pour qu'il joue avec un cachet de à 3 à 5 000 000, je ne vois pas d'inconvénients à offrir le même cachet à un artiste burkinabé. Comme on le dit en langue mooré, "c'est l'enfant intelligent qui paie les beignets de sa maman".
Enfin, il y a le problème d'organisation et de distribution. Il n' y a pas assez de réseaux de distribution au Burkina. A cela, s'ajoute le manque des maisons de pressage de cassettes. L'important, n'est pas seulement de produire un album, mais faut-il encore pouvoir le presser. Heureusement qu'il y a "Merveille Production" qui pointe à l'horizon. Aujourd'hui, même quand vous voulez acheter un clip, vous aurez du mal à l'acquérir parce qu'il n'y a pas un réseau de référence à cet effet. On vous enverra balader partout et au bout du compte, vous êtes découragés et vous abandonnez la recherche.
A tous mes fans, je leur adresse un message d'amour, d'amitié, et de solidarité. Il faut qu’ils continuent de nous soutenir.
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