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Artistebf : Monsieur le secrétaire Général, notre pays est riche de sa diversité culturelle et l’émergence de nouveaux talents dans tous les domaines. Comment expliquez-vous cet engouement culturel ?
Le Secrétaire Général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication (SG/MCTC) :
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D’abord, c’est un sentiment de satisfaction et de fierté pour tout ce se construit autour de la culture. Le Burkina Faso, grâce à sa volonté politique à faire de la culture un pilier de développement, est en pleine effervescence culturelle. Cela se traduit dans la pratique depuis des décennies, par un engagement ferme dans l’organisation des grandes activités culturelles de portées panafricaines et mondiales comme le FESPACO, la Semaine Nationale de la Culture, le SIAO… pour ne citer que ça. Aujourd’hui, le Burkina Faso se positionne comme étant une tribune africaine de l’affirmation de l’identité africaine. Notre pays a été même reconnu au niveau international comme étant la capitale de la culture et du cinéma africain. Voilà autant de motifs de satisfaction qui doivent nous inciter d’avantage vers l’excellence. C’est pourquoi, au département en charge de la culture, nous sommes reconnaissants de toutes les initiatives privées ou publiques qui se créent en faveur de la culture. Vous constaterez que dans toutes les régions du Burkina Faso, des festivals sont crées afin de faire découvrir toutes les multiples facettes de notre culture.
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Artistebf : La musique et le cinéma, lequel des deux domaines vous passionne le plus ? Est-ce qu’il vous arrive d’écouter la musique burkinabé ou d’aller voir un film ?
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SG : Je suis passionné aussi bien de la musique que du cinéma. J’avoue qu’à mes moments de distraction, je choisis soit d’écouter la musique ou d’aller voir un film. Vous n’ignorez pas que la musique tout comme le cinéma participe à l’épanouissement de l’homme. Je suis même ravi de constater que les burkinabé écoutent de plus en plus la musique du pays. Ce qui veut dire, que nos artistes musiciens, au-delà des difficultés, travaillent de façon consciente à améliorer leurs produits. Si vous prenez l’année 2009, il y a eu de grandes révélations au plan musical burkinabé. Dans le domaine cinématographique également, le Burkina Faso, à travers les séries télévisées, occupe largement depuis quelques années les programmes des grandes chaînes de télévision.
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Artistebf : Les artistes ont toujours exprimé le vœu de posséder un statut propre au métier. Le ministre de la Culture nous disait en son temps que le projet avance bien. Où en sommes-nous à ce jour avec ce projet ?
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SG : En effet, je confirme bien ce que Monsieur le Ministre vous a dit. Effectivement le dossier a été pris à bras le corps par le ministère de la Culture. Un comité, piloté par Monsieur Amadou BOUROU qui, malheureusement est décédé en début Janvier (paix à son âme) a été mis en pace. Dans les semaines à venir, nous recevrons sans doute les conclusions du comité qui a fait un travail fantastique. Dans un pays où nous avons choisi de faire de la culture un pilier de développement et une dimension économique, le statut des artistes apparaît comme étant une nécessité. C’est pourquoi, nous y attachons du prix avec tout notre engagement.
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Artistebf : Les artistes évoquent entre autre le manque d’infrastructures comme les maisons de pressage de cassette, les maisons de production et une salle de spectacle de grande capacité. Y – a-t-il de bonnes nouvelles à l’horizon 2010 ?
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SG : Je crois qu’il faut relativiser. En matière d’infrastructures, vous avez d’abord au niveau de Ouagadougou, la maison du Peuple et le CENASA. Ensuite, il y a une grande salle d’une capacité de près de 2000 places, qui a été construite au niveau de Ouahigouya dans le cadre des cérémonies marquant le 49 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Enfin, il y a la construction de la maison de la culture à Bobo Dioulasso qui est en plein chantier et dont le coût est d’environ 6 milliards de nos francs. Il faut reconnaître qu’il y a un effort qui est fait. Au niveau des maisons de production, c’est vrai que c’est souvent le secteur privé qui est très sollicité mais il y aussi le CENASA qui est d’une grande contribution en terme de production. Nous en sommes conscients et nous allons apporter un appui au CENASA et à ces maisons de production afin de favoriser une éclosion fulgurante de la musique burkinabé.
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Artistebf : Les réalisateurs déplorent le fait que les opérateurs économiques locaux ne s’impliquent pas assez dans le cinéma au moment où justement, ce secteur a le plus besoin de soutien du fait de la crise financière. En tant que technicien du département en charge de la culture, quelle stratégie mettre en place pour inciter le milieu d’affaire à s’intéresser à la question du cinéma. ?
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SG : C’est une réalité ! C’est vrai que la culture a surtout été vue sous l’angle de l’affirmation de l’identité des peuples. Seulement, les gens n’ont pas encore perçu sa dimension économique. C’est pourquoi, au département en charge de la Culture, nous travaillons à la visibilité de cet aspect économique. En décembre 2009 par exemple, nous avons tenu un atelier national sur « Culture, Commerce et Développement durable » . Au sortir de l’atelier, je crois que les différents participants que sont les banques, les structures économiques de financement ont compris la nécessité de financer les productions culturelles. Nous allons continuer cette action de sensibilisation en direction des opérateurs économiques et des structures de financement (banques) pour faciliter l’accès au financement des acteurs culturels.
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Je voudrai avant de terminer cet entretien, présenter tous mes vœux de santé, de longévité, de bonheur et de succès à tous les artistes. Je les invite à redoubler d’effort car nous travaillons actuellement à faire en sorte que la culture soit prise en compte dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. Nous invitons donc chacun au travail bien fait, à plus de rigueur et à la recherche de l’excellence. S’il y a un aspect important à ne pas perdre de vue, c’est bien la qualité qui est un critère de choix dans tous les domaines.
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