Entretien >
KUNDE 2012 : Eugène Kunker sacré lauréat !!
|
|||||
publicité
Revoir la pub> (cliquez sur la flèche blanche au milieu)
Aujourd'hui dans LE QUOTIDIEN SIDWAYA >
Art : Quel souvenir gardez-vous de vos anciens collaborateurs et du monde enseignant en général pendant ces années aux commandes du MENA ?
Ex.M.O.B : Très sincèrement, je garde de très beaux souvenirs de bonne collaboration avec tous les acteurs du système éducatif. Particulièrement à l'endroit des enseignants, je voudrai leur dire que j'ai eu beaucoup d'admiration à leur endroit. Vous savez durant tout mon mandat au ministère, j'ai assez fait le terrain. J'ai été toujours heureuse de trouver dans les classes des enfants tout gais et joyeux d'être à l'école. Quand on vit de telles situations, on ne peut que féliciter les enseignants parce que ce sont eux qui ont trouvé les bonnes astuces qui "accrochent " les enfants. C'est l'occasion de saluer l'action de certaines institutions internationales comme plan BURKINA qui travaille au côté du Gouvernement pour enrayer la violence à l'école primaire. Je saisis donc l'opportunité que vous m'offrez pour leur présenter mes vives félicitations et leur souhaiter du courage. Eduquer un enfant, n'est pas chose facile et ce n'est pas un parent encore moins un enseignant qui dira le contraire. L'enfant passe toute la journée à l'école et c'est l'enseignant qui doit l'aider à se construire. C'est pourquoi, je demande aux parents d'accompagner consciencieusement les éducateurs. Aussi, je leur tire mon chapeau. Art : Si on vous demandait de faire votre auto-critique durant ces 6 ans passés au MENA, que direz-vous ? Ex.M.O.B : J'ai été ministre pendant près de six ans. Comme je vous le disais tout à l'heure, je pense que j'ai donné le meilleur de moi-même. J'ai fait mes premiers pas dans l'administration publique en 1987 et je me le rappelle comme si c'était hier. J'ai appris avec tout le monde, avec les différents agents de différentes catégories. C'est là que j'ai compris qu'il y a un écart entre les connaissances théoriques que vous avez apprises à l'université et les réalités sur le terrain. Il faut savoir profiter des talents insoupçonnés chez un agent de catégorie inférieur à vous. Quand je suis venu au ministère, c'est ce que j'ai fait. Ce qui a été véritablement ma force, c'est d'avoir su écouter. Ensuite il y a le dialogue et la concertation que je dois surtout à ma hiérarchie. Cette inspiration m'est venue des méthodes de travail que j'ai pu observées au niveau du Président du FASO et du Premier ministre. Mais j'avoue que tout n'était pas rose; je crois que par moment j'ai aussi traumatisé (rires). Aujourd'hui, je le dis en riant parce que ce n'était pas méchant de ma part. Beaucoup de mes collaborateurs ont d'ailleurs découvert que ce n'était de la méchanceté mais parce que tout simplement, j'aime toujours le travail bien fait. Art : Quel genre de traumatisme par exemple ?
Art : Vous êtes aujourd’hui ambassadeur du Burkina en Allemagne, est-ce que vous vous attendiez plus ou moins à cette nomination ? Ex.M.O.B : Pas du tout ! Je ne m'attendais pas du tout à cette nomination. Tout comme le poste de ministre, je ne m'attendais pas à ça et je n'en rêvais pas. A propos justement de cette nomination, j'allais dire que c'est encore une grande marque de confiance; les mots me manquent pour exprimer ce que je vis en ce moment. Ce que je puis vous dire, c'est que le travail paie; la loyauté et l'amour pour le travail bien fait paie toujours. Art : Vous avez été aperçue au jardin REEMDOOGO lors du concert de l’artiste Eudoxie. Est-ce une visite ponctuelle ou un réel engagement pour la culture ? Ex.M.O.B : Ni l'un ni l'autre. J'ai néanmoins une petite réflexion que je voudrai partagée avec vous. Je me suis rendue effectivement au Jardin de la musique suite à l'invitation de ma filleule Eudoxie. C'est une fille que j'admire pour son talent et pour son esprit de combativité. C'est pourquoi, j'ai estimé que c'était mieux de la soutenir moralement plutôt que financièrement. Voilà ce qui explique mon déplacement au REEMDOOGO. Donc, j'adhère à tout ce qui pourrait contribuer à la promotion et au rayonnement de la culture burkinabé. On dit souvent que " quand on a tout perdu, ce qui nous reste, c'est la culture". Tout individu s'identifie à sa culture et les valeurs culturelles sont essentielles pour une nation. Notre pays l'a compris et c'est pourquoi on est engagé aujourd'hui dans un processus d'introduction et de valorisation de la culture à l'école. Je souhaite vraiment que tous les acteurs du système éducatif prennent conscience de l'importance de l'introduction de la culture à l'école primaire.
Art : De ces 4 disciplines : Cinéma, Mode, Musique, Théâtre, laquelle de ces 4 disciplines vous intéresse le plus ? Ex.M.O.B : J'aime bien la musique et le théâtre !. Art : Comme vous le savez, les comédiens jusque-là ne vivent pas tellement de leur art ; à votre avis, comment apporter de l’amélioration dans ce secteur ? Ex.M.O.B : C'est une question d'organisation. Il faut que le secteur du théâtre soit mieux structuré et cette tache incombe d'abord aux acteurs eux-mêmes. Ensuite, il y a la responsabilité de l'Etat qui est celle d'accompagner le secteur. C'est vrai qu'il y a beaucoup de manifestions culturelles; mais on ne sent toujours pas une bonne organisation. Dans une telle situation, c'est-à-dire quand un secteur n'est pas organisé, l'accompagnement de l'Etat est difficile. Au lieu de dire que l'accompagnement de l'Etat est insuffisant, il serait encore mieux si le secteur était organisé pour faciliter l'accompagnement du Ministère en charge de la Culture.
Novembre 2011 |
||||
| Blagues |
![]() |
| Conseils des Ministres |
![]() |
| Téléphonnez moins cher |
| Prix nuit du WEB |
![]() |
| Artistebf récompensé |
|
|