Entretien
| Entretien avec Mme Patricia BADOLO |
||
Artistebf a rencontré Madame Patricia BADOLO , Directrice Générale du Village artisanal de Ouagadougou. Les échanges ont essentiellement porté sur la vie de l’institution, son organisation, son statut, son mode de fonctionnement, les difficultés et les perspectives. Madame La directrice Générale, Bonjour !
Artistebf (Art) : Madame la Directrice Générale, quel est votre secret ? Art : Parlez-nous de l’organisation administrative et pratique du VAO
|
||
Publicité
Art : Quel est le taux applicable par artisan qui occupe un espace de travail au VAO ?
P.B. : Ce n’est pas un taux qui est applicable en tant que tel. D’abord, les artisans qui sont sur place, voyez, il y a un certain nombre d’ateliers. Il y a des ateliers de 35m2 et les artisans paient 40 000 frs par mois, il y a des ateliers de 50m2 à 50 000 frs et des ateliers de 17m2 à 20 000 frs le mois. Donc vous avez ces trois types d’ateliers et nous avons un comité de sélection des œuvres qui se met également chaque semaine en place. Nous sélectionnons les meilleurs produits que l’on place au niveau de la boutique. Mais comme dans toute structure, il y a des frais supplémentaires liés aux charges inhérentes au fonctionnement. Il y a des traitements, vous voyez la boutique, elle est bien climatisée et je vous parlais des vendeuses qui sont sur place, il ya tout cet appui là qui est mis pour pouvoir vendre les produits des artisans. Donc, ces produits sont en consignation. Ils ne nous appartiennent pas.
Les produits qui sont vendus à l’extérieur, nous demandons aux artisans de faire en sorte qu’ils puissent se retrouver ( dans leurs ventes). Il y a d’abord le prix de revient et on leur demande aussi d’appliquer une petite commission de sorte à permettre au village de fonctionner. Le village a débuté en tant que projet financé par le Grand-Duché de Luxembourg et l’Etat Burkinabé avec l’appui de la chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat. Le projet a pris fin le 31/12/07 et depuis Janvier, nous fonctionnons sans problèmes, les loyers sont régulièrement payés, et je peux dire merci à Dieu pour cela.
Art : A quelles conditions le citoyen Lambda pourrait-il obtenir un atelier au VAO ?
P.B. : Le village est ouvert à tous les artisans burkinabés. Que vous soyez de Ouagadougou, de Bobo, de Koudougou, de Ouahigouya de Banfora et de Gaoua. Le village, il est ouvert à tous les artisans. Il est aussi ouvert à tous les professionnels qui désirent travailler sur place ici. La condition c’est quoi ? Il faut être professionnel, être soit même au niveau de l’atelier, travailler et pouvoir aussi former des jeunes. Il faut arriver à faire du transfert de compétence. Nous demandons cela aux professionnels pour que les jeunes puissent être formés et qu’à leur tour, ils forment aussi les générations futures. Donc, ce village, il ouvert à tout le monde, seulement actuellement, tous les ateliers sont pleins et ceux qui sont là, c’est de manière rotatif et ils sont là pour 7 ans au bout desquels, il y aura encore
une autre rotation. Donc, vous entendrez peut-être certains dire," on dit que c’est ouvert à tout le monde, mais je suis venu et on a dit qu’il n’y a pas de place » . Evidemment, c’est difficile de satisfaire tout le monde parce que le village, il est quand même limité. Nous sommes sur 3 Ha et pas plus.
Art : Quel est le statut du village artisanal ?
P.B. : Le village artisanal est en voie d’avoir son statut. Il n’est pas encore acquis mais il est en très bonne voie. Il a été conçu de sorte à ce que ça soit une concession de l’Etat à la chambre de commerce. Mais l’an passé, il y a eu la mise en place de la chambre des métiers et justement, nous attendons la suite.
Art : Madame la Directrice Générale, une bonne politique de gestion n'exclut forcément pas des difficultés ! Lesquelles ?
P.B. : Oui ! En termes de difficultés, je dirai que le fait qu’il ait un regroupement de 500 personnes en un seul endroit, il ne peut pas y manquer des difficultés. Tout simplement, nous sommes tous des hommes, nous venons d’horizon divers et chacun a ses habitudes, chacun a ses manières de faire. Mais je crois que quand même dans l’ensemble, malgré de petits écarts, on arrive à s’entendre. De concert avec l’administration et l’appui du groupement d’intérêt économique, nous arrivons à travers des réunions, à sensibiliser de sorte à ce que tout se passe bien pour le bonheur de nos visiteurs et de nos hôtes.
Art : Les perspectives du VAO Madame ?
P.B. : Les perspectives, c’est arriver à voir dans quelle mesure les artisans pourront obtenir plus d’équipements de travail pour accroître la production et atteindre le marché international. Mais avec le coût de la matière première, peut-être qu’en arrivant à avoir des équipements performants, ça permettra aux artisans, de produire en un temps réel et avoir une meilleure productivité, de sorte à augmenter la marge bénéficiaire. Donc, nous étudions ce cas, pour voir dans quelle mesure les artisans pourront réellement bénéficier d'équipements performants et pouvoir être à l'aise et attaquer tranquillement ce marché qui est un marché de rude concurrence.
Art : Pourquoi ne pas créer une école professionnelle au sein du village artisanal ?
P.B. : C’est comme je vous le disais, sur trois Hectares, c’est déjà réellement très restreint. Il y a pleins de choses que nous souhaiterions avoir mais réellement, c’est très compliqué. S’il y avait cette possibilité aussi à avoir au moins un centre multimédia pour les artisans, avoir une bibliothèque même ceux-là qui ne savent pas lire des revues, des magazines, ils peuvent regarder le design et le fait de regarder les formes, les couleurs, ça inspire et ça permet aussi aux artisans réellement de pouvoir créer et innover.
Art : Avez-vous un appel à lancer ?
P.B. : Pour ceux qui sont là , c’est de les encourager toujours à œuvrer pour le développement du village artisanal parce qu’au départ, nous avons travailler ensemble, et aujourd’hui, le village, il est toujours beau, il est toujours attrayant et réellement , on peut dire que dans la sous région, les gens ne parlent que du village artisanal positivement ( bien entendu). J’espère réellement que ce village va inspirer beaucoup de gens. Au niveau des plus hautes autorités, c’est toujours remercier l’Etat à travers l’appui quotidien
-
|
|
Express Tuto |
| OCB : la différence |
| pour ne plus vous arracher les cheveux ..! |
Africards BIB :
Votre Passeport pour le cinquantenaire |
| SHOPPING |
| SIAO 12ème édition |
|
|
| Styles & Modes |
| Trouvez les meilleurs stylistes du Burkina. Des Combinaisons parfaites avec des stylistes de grandes renommées |
| JEUX |
| Participez et gagnez des TeeShirts, des posters géants et des K7 de nos artistes |