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Artistebf (Art) : Vous êtes à quelques heures du 25ème anniversaire du Journal, quelle est l'importance d'une telle cérémonie ?.
Sakandé Ibrahiman (S.I) : Une telle cérémonie en ce qui concerne les Editions Sidwaya, ne signifie pas à faire la fête pour la fête ! C'est une occasion pour nous de faire une Halte pour voir d'où nous venons, où nous en sommes et où nous devrions aller. C'est dans ce sens que nous organisons dans la sobriété ces 25 ans qui seront surtout marquées par l'esprit famille et par la réflexion afin de répondre aux attentes de nos lecteurs et de l'autorité qui a placé sa confiance en nous . C'est aussi l'occasion pour nous en tant que fils de ce pays, de travailler à faire en sorte que le Journal "SIDWAYA " soit un Label modèle de presse écrite qui respecte l'échiquier de la déontologie des médias.
Art : Après diagnostique, avez-vous l'impression que Sidwaya en 25 ans ait atteint les résultats escomptés ?
S.I : Vous savez, Sidwaya revient de loin !. Tous ceux qui ont fréquenté Sidwaya depuis 25 ans, pourront en toute honnêteté vous le témoigner.
Aujourd'hui, Notre quotidien travaille de plus en plus à répondre à son slogan "être le journal de tous les burkinabé" sans distinction de couleur ni d'opinion dans les strates qui fondent et forment la société burkinabé. Nous ne pouvons donc que nous en réjouir car à travers cet anniversaire, nous devons faire en sorte à léguer aux générations à venir une maison plus battante dans les différents chantiers de développement du Burkina.
Art : Doit-on s'attendre après cet anniversaire que l'organe de tous les burkinabé réoriente sa manière de traiter les informations ?.
S.I : En fait, Sidwaya est un rêve continue à la "Saint Exupery " qui dit : "fais de ta vie un rêve et fais du rêve une réalité". Nous nous remettons toujours en cause afin d'évoluer dans notre travail. Vous conviendrez avec moi que Sidwaya de 1984 n'est pas celui de 1986, encore moins celui de 2009. Nous ferons du Sidwaya de 2010, un quotidien plus qualitatif que les éditions des années précédentes. C'est une quête continue vers l'excellence qui nous anime quotidiennement et nous allons toujours travailler dans ce sens. Vous constaterez dans les mois à venir, une véritable refonte des contenus et des produits de Sidwaya, la relance d'un site extraordinairement en phase avec l'actualité qui sera effectif pendant la cérémonie. Il y a également un travail de fond qui est fait avec nos partenaires afin de renforcer la capacité des agents et de l'esprit famille. Enfin, nous ferons en sorte que notre imprimerie soit une unité de pointe afin que le journal soit disponible aux lecteurs à tant. Sidwaya évolue dans la dynamique de l'opinion publique et des différentes politiques d'institutions menées dans notre pays. Notre quotidien national, le journal de tous les burkinabé, travaille à donner une actualité citoyenne afin que chaque citoyen puisse se retrouver à travers ses colonnes . C'est pourquoi, depuis février 2009, nous recevons au quotidien les hommes et femmes de toutes les sensibilités et de toutes les tendances : hommes politiques (radicaux ou modérés), de la société civile nationale et internationale.
Art : "Sidwaya Mag" plus est un journal à dominance culturelle et qui est édité par votre département; ce qui veut dire que vous êtes bien imprégné de tout ce qui se passe en matière de culture dans notre pays. Comment peignez-vous le paysage culturel burkinabé ?
S.I : Le paysage culturel de notre pays évolue dans le continuum dans la dynamique de notre maître Mahamoudou OUEDRAOGO à faire en sorte que notre culture soit plus lucide et plus connue. Dans cette dynamique continue, nous sommes conscients qu'il faut un accompagnement. C'est pourquoi, en tant que partie intégrante de notre culture, nous travaillons donc à accompagner l'ensemble des acteurs afin de booster à fond la caisse la culture burkinabé. Vous savez, l'ensemble des acteurs de développement du Burkina pensent que notre pays devrait être un pays de service . Or, un pays de service doit pouvoir vendre sa culture et faire en sorte qu'en Afrique, dans l'universel des cultures africaines comme dans l'universel des cultures du monde, le Burkina ait sa place du point de vue musique, lettre, art plastique, cinéma, etc. Nous œuvrons pour que le Burkina, grâce à sa culture soit un exemple de développement à visage humain.
Art : Notre cinéma, à écouter les acteurs de terrain, souffre du manque de financement. Aujourd'hui, réaliser un film est une vraie prouesse pour ne pas dire la croix et la bannière. Les opérateurs économiques locaux qui pouvaient contribuer à résorber le problème sont souvent peu regardants. A votre avis, quelle est la stratégie à mettre en place pour amener le secteur économique à invertir dans la culture ?
S.I : A mon avis, c'est de continuer les actions que nous menons. Celui qui ne comprend pas n'acceptera pas mettre son argent là où il ne profitera pas. Il nous appartient de travailler pour que la culture soit comprise comme un facteur dans lequel nous devons invertir pour la paix sociale au Burkina, pour la vente du label du Burkina Faso à l'échelle internationale; Ceci aura l'avantage d'attirer les acteurs économiques vers notre pays. Il revient surtout aux acteurs de la culture, d'éviter de baigner dans les jérémiades. Non!; l'heure n'est plus aux jérémiades mais plutôt au travail. Il faut démontrer que nous avons la conviction et la détermination à même de donner à notre culture une plus value. Quelques fois, on se dit qu'on ne voit rien rentrer à travers la culture; pourtant la culture est un produit très vendable ! Certes, elle n'a pas d'incidence financière directe mais elle est un facteur stratégique et politique à travers lequel, nous pouvons attirer de nombreux investisseurs.
Art : Si aujourd'hui, le ministre vous demandait de lui faire 3 propositions afin de rendre votre département plus performant et plus professionnel. Que citeriez-vous par ordre de priorité ?
Primo,
- Faire du Quotidien Sidwaya, une priorité de la politique Nationale en matière de communication et de développement.
Secundo,
- nous accompagner comme l'a dit le Chef de l'Etat, dans la formation des acteurs du journal Sidwaya afin de valoriser leur compétence. Le capital humain, comme l'a dit le président du Faso, est très important, pour le développement de notre pays donc du développement du Journal Sidwaya.
Tercio,
- Faire en sorte que Sidwaya ait les moyens de l'action. A cet effet, la dotation aux Editions Sidwaya de matériel performant et compétitif est nécessaire afin que nous soyons en phase avec l'évolution du paysage médiatique.
Je remercie tous ceux qui nous accompagnent et tous nos lecteurs au niveau national et international. Nous leur demandons d'être les ambassadeurs des Editions Sidwaya. La Direction Générale quant à elle, ne les décevra pas et nous attendons en retour leurs critiques constructives et des propositions concrètes afin d' être à la hauteur de leurs attentes. Voilà toute la philosophie qui nous anime et merci encore de nous avoir donner la parole. |
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