Financement du Cinéma > Le Burkina avance ...
KUNDE 2012 : Eugène Kunker sacré lauréat !!
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Aujourd'hui dans LE QUOTIDIEN SIDWAYA >
Tout le travail qui est fait, n'est pas pour recompenser mais pour soutenir les gens, de les alléger dans le travail, de façon à leur permettre de continuer de produire. Donc si vous voulez, l'Association ne prétend pas résoudre les problèmes de financement mais elle apporte un plus dans le sens de la production. Aussi, elle ne prétend pas également donner un jugement qualitatif ou artistique quelconque sur la base d'un scénario ou d'autre chose. Nous n'apprécions pas les films; nous faisons seulement confiance au public car c'est le public qui est déterminant. Plus le public ira régulièrement au cinéma, mieux notre industrie cinématographique va décoller parce que cela va contribuer à la construction de nouvelles salles. Il faudrait donc intensifier la production des films burkinabé pour que les salles puissent prospérer et que les producteurs puissent en tirer un maximum de profit. Au terme des 10 mois d'essai, si les résultats sont concluants, on va procéder à la validation et à l'institutionalisation du système. Ce ne sera donc plus comme un concours.
Art.: Le fonds de soutien au cinéma ne va-t-il pas fonctionner comme un fonds de roulement ? Art.: Si le fonds d'appui n'est pas un fonds de roulement, n'y a- t-il pas de craintes qu'un jour il s'épuise. Aussi, pendant combien de temps va-t-on continuer de subventionner ?
B.D.: Je pourrai vous dire que c'était ma dernière participation au FESPACO. Comme je l'ai dit au début de mon expérience, de mon parcours cinématographique, le festival n'est pas ma priorité. Il y a des films qui sont faits dans l'optique de montrer dans les festivals; ce qui est bien ! Il y a des films qui sont également faits et qui sont destinés à montrer au grand public toute l'année. Entre 2 FESPACO, il y a 2 ans et pendant 2 ans, il faut qu'il ait des films à l'écran. C'est ce crénau qui nous intéresse, c'est ce contact permanent avec le public sur lequel nous avons intérêt à nous concentrer. Vous savez certainement, n'ayons pas la langue de bois, que notre démarche n'est pas forcément bien vue de tout le monde. Il y a des gens qui font encore aujourd'hui des pirates d'écoles, qui chichinent sur certains critères : "est-ce que le film est fait en 35 mm, en numérique ou en vidéo etc. Pour notre part, nous pensons que c'est un faux problème. Mais chacun a le droit d'avoir des sentiments personnels ou d'émettre son avis par rapport à ces choses-là. Que chacun fasse ce qui lui plait et le soumettre au public-cible qu'il aura choisi. Pour ce qui nous concerne, c'est le grand public que nous avons choisi. C'est pourquoi on nous traite de cinéma populaire; mais cela ne nous dérange pas ! Mais encore une fois, je dis que le festival n'est pas notre lieu de prédilection. Si nous n'arrivons pas à briller comme vous le dites, Il faut vous dire simplement, que ceux qui n'aiment pas notre façon de faire le cinéma, ceux qui estiment qu'on n'a pas notre place dans le cinéma africain, que ce sont les mêmes qui sont incrustrés dans les jurys. Ce n'est donc pas étonnant qu'on ne soit pas recompensé. Ils ne peuvent pas saborder son propre navire; c'est clair ! C'est à nous aussi d'avoir l'intelligence d'arrêter de nous exposer. Notre jury, c'est le public et non une poignée de spécialistes aussi brillants soient-ils qui se réunissent tous les 2 ans pour donner leur avis ou leurs sentiments. C'est même leurs sentiments parce que ce n'est plus que ça. Vous savez que dans le FESPACO, c'est vrai que ça ne se dit pas, il y a une règle non écrite.
Affiche : L'or des YOUNGA Quand vous regardez l'Etalon d'Or de Yennenga, posez la question à ceux qui ont réellement vu ce film, la plupart vous diront qu'ils n'ont pas compris le film. Nous comprenons qu'à quelque part il y a une volonté politique pour fédérer toutes les énergies, tous les Etats, tous les cinéastes africains et de la diaspora autour du FESPACO, autour du Burkina pour que les gens ne nous désertent pas. Pour garder cette image, il faut que l'Etalon circule entre les différents Etats. Donc, il faut travailler à récompenser le Maroc, après avoir récompensé l'Ethiopie. Mais si le Burkina prend 2, 3 fois l'Etalon, même s'il est reconnu que nous produisons beaucoup de films, les gens vont déserter le FESPACO; ce qui ne fait pas notre affaire. Quoi qu'on dise, le FESPACO reste une grande vitrine positive pour le Burkina. Il importe donc que nous laissions le FESPACO conduire sa politique comme il entend. C'est à nous de savoir si on a envie d'être de la partie ou pas. Pour ce qui nous concerne, la réponse est "NON" parce que nous préférons aller à la conquête du public. Art.: Vous avez réalisé le film "Julie & Roméo" à l'Africaine puisque le titre est inspiré de l'œuvre William Shakespeare. Pourquoi vous avez gardé expressément les noms "Juliette et Roméo" alors que vous aurez pu les remplacer par des noms relevant de notre culture?
Aoüt 2011 |
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