Nos pages du cinquantenaire avec >

 

Seydou Richard TRAORE
 

PDG DE SEYDONI PRODUCTION

Le paysage musical burkinabé se porte de mieux en mieux ; en tout cas, bien mieux qu'hier, au temps où les artistes se rendaient en Côte d'Ivoire, au Bénin ou en France pour produire leurs albums. Comme le disait un de nos invités, " les choses ont beaucoup bougé au niveau de la culture, particulièrement dans le domaine du théâtre et de la musique. Il y a une certaine évolution dans le showbiz burkinabé et surtout ces dix dernières années. Aujourd'hui, on n'a pas besoin d'écouter de la musique des pays étrangers pour se sentir satisfait. Nous avons au plan national des musiciens de talent qui font un travail remarquable. Il y a quelques années, c'était la musique zaïroise, ivoirienne ou même malienne; mais à ce jour, nos artistes nationaux font un excellent travail qui nous dispense de recourir forcément à l’extérieur".
 Si de tels éloges sur notre musique sont avérés, il faut reconnaître que les maisons de Production ont aussi leur part de mérite. Parmi ces maisons de production, il y a SEYDONI PRODUCTION, la plus grande maison industrielle de production musicale au Burkian faso.
En effet, depuis 1998, à la faveur d'un partenariat entre les responsables de cette structure et le Ministère de la Culture, les artistes burkinabés produisaient à moindre cout leurs albums. C'est pour dire que SEYDONI PRODUCTION  a été jusqu'à une certaine époque, comme l'une des solutions aux problèmes actuelles des artistes burkinabé : manque de maison de production, de distribution et de dupplication de cassettes.
Malheureusement ces dernières années, la poule aux oeufs d'or agonise pour de raisons de mauvaise gestion comme l'a d'ailleurs reconnu le premier responsable de la boîte. Aujourd’hui, l’investissement n’est pas de retour ; il y a eu beaucoup de pertes à SEYDONI.

Ici, une assitante de Direction se tient à votre disposition pour tous les renseignements


En plus, il faut reconnaître que SEYDONI PRODUCTION a contribué consciemment ou non, à former ses propres concurrents. En effet, Près de 50 à 60 % des acteurs actuels du SHOW BIZ burkinabé ont été formés par les soins de SEYDONI  et tous ou presque, font la même chose .
Pourtant, SEYDONI PRODUCTION dispose d'un matériel impressionant et nous estimons que cette maison peut bien mieux faire et s'imposer toujours comme leader dans la production audio-visuelle au Burkina faso. Déjà, SEYDONI  a donné des signes forts de sa volonté à redresser la maison à travers un certain nombre de mesures dont principalement,  l'allègement de son staff et  son déménagement dans des locaux peu coûteux.  Mais,  vains seront ses efforts si l'Etat à travers le Ministère de la Culture ne prévoit pas de mesure d'accompagnement à ce défi. Les artistes, les consomateurs et toutes les bonnes volontés sont aussi interpellés pour réussir le défi de SEYDONI et offrir enfin, des œuvres de qualités à notre public.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Seydou Richard TRAORE est un économiste titulaire d'un MBA (Master of Business Ad: Université de l'Etat de Washington USA, obtenu en juin 1982 .Il a suivi des Cours en Sciences Politiques (niveau Master) et Cours internes en Economie du développement (USAID et Banque Mondiale).

Il est Président fondateur de plusieurs grandes Sociétés dont:

la Société Africa Link AB, Suède en juin 1989,

la Société Anonyme CDT International AB, société de Négoce et de Financement en mai 1991,

le groupe SEYDONI avec des sociétés au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire et au Mali en 1989.

Seydou Richard TRAORE est aussi auteur de plusieurs publications .

Comme distinctions honorifiques, en plus de son Certificat d'Ambassadeur de Paix (FPU, il est Officier de l'ordre de mérites des Arts, des lettres et de la communication. (Voir C.V. ). Voilà ! c'est avec cet homme pétri d'expériences qu'Artistebf s'est entretenu cette semaine.
A travers donc cet entretien, le PDG de SEYDONI PRODUCTION dévoile toute la stratégie qu'il compte mettre en place en vue de rafermir les relations entre son entreprise et les artistes. Mais avant, il nous parle de son premier film dans lequel il a joué en tant qu'acteur principal.

Notre chargé de la visite guidée sur les lieux

Artistebf (ART) : Avant de parler de musique, pouvez-vous nous confirmer que vous avez évolué dans le cinéma ?

Seydou Richard TRAORE (SRT) : C'est vrai, j'ai eu à jouer dans le film de Yonli Réné Bernard dans les années 1973-1975. Ce fut le 2ème film de long métrage du Burkina qui a eu le 2ème prix au FESPACO 1975. A cette époque, j’étais à l’université de Ouagadougou puisque j’ai obtenu mon Baccalauréat Le réalisateur cherchait un comédien pour jouer le rôle d'un fiancé. Dans le film, mon père et le père de ma fiancée étaient de partis opposés et  c'est cela qui était le nœud du problème parce qu'on ne pouvait pas se marier.  Le titre du film était "SUR LE CHEMIN DE LA RECONCILIATION "

ART: Après ce film, Seydou Richard TRAORE n'a plus cherché à jouer dans aucun film.  La comédie n'est pas peut-être votre genre ?

SRT : Non ! ce n'est pas que la comédie ne m'a pas intéressée. En fait, je n'avais pas à l’idée de faire une  carrière de comédien. On est venu me chercher pour faire un film. C'est tout !. c’est vrai que j'étais étudiant mais j'étais aussi auteur compositeur chanteur et c'est à ce  titre qu'on est venu solliciter mes services .

ART: La Maison SEYDONI est comme laisser pour compte depuis sa création en 1998. Le Président Fondateur que vous êtes ne semble plus résider au Burkina encore moins s'occuper de la structure. Enfin, vous êtes comme effacé du marché, du SHOW BIZ et des Médias. Comment expliquez-vous cet état de fait ?

SRT : Je tiens à vous signaler que la maison SEYDONI n’existait pas en tant que tel en 1998. A cette époque, la société CDT International  qui fait du commerce général est créé à son sein une division appelée SEYDONI PRODUCTION qui,  par la suite est devenue une société anonyme au capital de un milliard deux cent dix sept millions sept cent soixante mille (1 217 760 000) à partir de 2006.

SRT : En tant que Président Fondateur, je n’ai jamais délaissé SEYDONI BURKINA  S.A.. Je fais la navette entre les deux pays et je participe de près à toutes les activités avec le biais de la nouvelle technologie telle que l’Internet et les appels téléphoniques.

   

 

ART: Arrivez-vous à bien vous occuper de la maison SEYDONI BURKINA étant à l’extérieur ?

SRT : Le fait de mon absence répétée du Burkina Faso a donné l’impression que je ne m’intéresse pas à la structure, mais il faut signaler qu’en Suède je ne mène trois activités :

  • Une activité de Chef d’Entreprises dont la principale s’occupe du commerce des produits congelés vers la Côte d’Ivoire et le Ghana, le lait en poudre vers le Burkina Faso ;

 

  • L’autre entreprise s’intéresse au financement d’activités culturelles ;
  • J’ai enseigné plus de 12 ans à l’université de Lund et de Kalmar en vacataire

ART: Pourquoi avez-vous choisi la Suède pour investir ?

SRT : J’ai choisi la Suède pour raison familiale. J’ai fait la connaissance de mon épouse aux Etats-Unis quand nous étudions à l’université de Washington State. Elle faisait un Master II en Economie Agricole et je faisais un Master II (MBA). Nous nous étions promis de faire des séjours tournant dans notre pays d’origine en Suède au Burkina Faso. Présentement c’est à son tour de venir au Burkina et cela ne saurait tarder.

ART: Vous venez de nous parler d’une de vos structures qui finance les spectacles et les tournées artistiques. Est-ce que les artistes burkinabé pourront  bénéficier de vos services ?

SRT : Mais bien sûr. C’est ce que nous allons essayer de développer. Ce sera non pas seulement une simple invitation mais des tournées au niveau de l’Europe. C’est une idée qui s’inscrit en droite ligne de nos activités.  Seulement, il faut avoir un spectacle qui peut se vendre là-bas. La musique en tant que telle ne suffit pas ; il faut un show. Si tu viens chanter en mooré ou en dioula, une chanson qui ne fait pas bouger sur scène, ça ne passera pas.  J’ai déjà fait venir par exemple le « DJAMANA PRODUCTION » et  SALAKA Vince en Suède il y a plus de quinze ans de cela.
 
C’est pour dire que Je suis d’accord que les gens viennent pour des tournées mais à la condition que ce soit des œuvres qui soient conformes au standard de qualité international.

 

 

 

 

 
 

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Aujourd'hui dans LE QUOTIDIEN SIDWAYA >

 

 

" Les artistes ont aujourd’hui comme l'impression que la musique n'est pas la priorité même certaines autorités le disent  malheureusement : " la musique n'est pas la priorité. "

ART: Vous étiez en concertation la semaine dernière avec les acteurs évoluant dans le Showbiz. De quoi avez-vous parlé ?

SRT : Je leur ai porté l’information selon laquelle, SEYDONI BURKINA  est ouvert. En fait, c’est évident puisqu’on n'a jamais fermé. Aussi, contrairement à ce que les gens pensent, en 1999, SEYDONI n’était pas constituée en société mais c’était plutôt une division de CDT. En son temps, c’était les ressources de CDT qu’on utilisait comme couveuse pour faire la promotion des artistes. Aujourd’hui, l’investissement n’est pas de retour ; il y a eu beaucoup de pertes. En dehors de cet investissement, nous  n’avons pas encore eu le soutien de l’Etat pour juguler le coût social de la production musicale. Je compte rencontrer les autorités pour mieux présenter la situation.
 
Malgré tout, je tiens à informer le public, que SEYDONI BURKINA recommence avec les productions et les distributions. Il faut que les gens comprennent que je suis à égalité avec les artistes; je veux faire des affaires avec les artistes. Ce n'est pas une question de pitié.  Les artistes et moi avons besoin de l'un et de l'autre pour réussir ensemble.

ART: Ce qui veut dire que SEYDONI BURKINA  ne veut plus tout financé  seul.              La baisse des ressources de SEYDONI vient-elle de la mauvaise gestion ? avez-vous trop baissé le prix de vente des cassettes de 1500 à 1200 pour les rendre accessible ?

SRT : Je vais vous donner un exemple. Concernant d'abord le prix des cassettes parce que là, c'est important. Lorsque je produisais mon dernier album en 1982, la cassette (L.P) était de trois mille (3 000) FCFA avec une tendance à la hausse. Cependant à la création de SEYDONI, la  cassette légale était vendue à  mille cinq (1 500) FCFA tandis que les pirates, eux,  les vendaient à mille deux cent (1 200). Nous étions dans l'obligation de baisser les prix. Nous n'avons pas ramené le prix de la cassette de 1 500 à 1200  parce

 

que nous le voulions; non ! C'était la loi du business qui nous le commandait ainsi. On n'avait pas le choix !. Je me rappelle encore que nous avions tenue une réunion pour suivre le cours du marché. C'était une stratégie parce qu'on ne peut pas être nouveau sur un marché et être plus cher que tout le monde. Tout compte fait,  les pirates gagnaient toujours parce qu'ils ne payaient pas de douanes. Comme je m'étais déjà lancé dedans, je me disais que je pouvais bénéficier du régime C. En effet,  le code des investissements au Burkina Faso prévoit au cas où une entreprise emploi 50 employés avec un investissement de plus de cinq cent millions (500 000 000) FCFA, que l'entreprise puisse bénéficier de 5 à 6 ans d'impôts sur le bénéfice exonéré ; donc, plus de taxes. Mais on ne m'avait  pas dit que ma matière première (bandes vierges et les C0 et boîtiers) qui allaient venir devrait être taxée à 46 %.  Les 50 employés qui travaillaient pour moi me revenaient à dix millions (10 000 000)  par mois.

Toutefois,  je reconnais qu'il y a eu mauvaise gestion à SEYDONI. La société a été trop généreuse à l’endroit des artistes pour ce qui est surtout des royalties versées. La direction n’a pas été suffisamment vigilante au départ parce qu’en réalité, ce qui était versé aux artistes ne provenait pas forcément de l'activité musicale.

ART: Sur quoi porte l’exemption sur les droits de douanes et les taxes ?

SRT : Conformément au code des investissements du Burkina, j'ai pu importer tout mon matériel  de l’usine sans douanes. Mais l'Etat ne m'a pas exempté du droit de douane sur la matière première et cette charge illustre les difficultés que nous avons eu à rentabiliser l’opération. Ensuite,  prenez mes 50 agents que j'employais et cela me revenaient  à une masse salariale de dix millions (10 000 000) par mois.

ART: C'est quand même inquiétant parce que si vous ne vendez pas bien, comment vous en sortir avec tout cet investissement  et les charges que nous venons de découvrir ?
                     
SRT : Vous l'avez si bien dit au début : notre objectif était de rendre la cassette le plus accessible possible au public tout en faisant des bénéfices. Ce qui veut dire que nous faisons les choses de manière stratégique. Malheureusement, cela suppose que l’Etat joue sa partition en combattant la piraterie et en donnant un environnement fiscal qui nous permette de réussir.

Par conséquent, pour nous en sortir, nous avons diminué  le staff, nous avons déménagé dans des locaux moins coûteux. Nous avons aussi procédé à une stratégie de travailler sous contrat avec des compétences à l’extérieur de notre structure. La structure SEYDONI BURKINA est présentement légère et nous sommes prêts à repartir avec la distribution et la production sur le bonne base. Nous espérons que la BBDA continuera sa lutte pour arrêter les pirates qui s’opèrent à Ouaga ou à l’extérieur. A SEYDONI, nous voulons rester dans la légalité et nous voulons être un exemple dans ce sens.

 

ART: Quel est exactement votre programme d’actions ?

SRT : A SEYDONI, nous pouvons le résumer en quatre points  :

  • avoir des accords de partenariat avec les institutions (ministères, ONG) pour le besoin de leur projet. (film de sensibilisation, film documentaire, publicité)
  • avoir un pool d'artistes qu'il faut pousser jusqu'à un certain niveau de rentabilité ou de rayonnement international.
  • être  à jour des nouvelles technologies de l’information et de la communication; c'est-à-dire envisager la vente en ligne des disques et de  la pub sur le Net. Pour cela, nous allons collaborer avec  les structures telles  artistes.bf  et d'autres structures au niveau national et international. Nous avons déjà signé un contrat avec une structure américaine pour vendre la musique sur le net.
  • enfin, nous allons à l'avenir offrir à tous ceux qui le désir des formations en communication parce que nous disposons de toutes les compétences en la matière.

 

ART: Monsieur Traoré, quel est aujourd'hui l'Etat de lieux de la musique burkinabé ?

SRT : Il faut savoir que les 40 premières années étaient avant SEYDONI. Quand nous sommes arrivés, nous avons fait en un an ce qui avait été fait en 40 ans en matière de sortie discographique. Même si on ne l'a pas dit pendant le cinquantenaire sur la musique, l'arrivée de SEYDONI a permis de faire en un an un grand record. Le Boost était si important qu'une seule structure ne puisse à elle seule arriver à bout sans l'appui de l'Etat.

Aujourd’hui,  la production au niveau de SEYDONI s’est ralentie et cela a poussé de nombreux artistes à s’auto produire en allant vers d’autres studios de plus petite taille.

Juste un sourire quand le montage est terminé ...

Nous avons démarré la production sur fonds propres et pour maintenir le rythme,  nous étions obligés de s’endetter au niveau de la société CDT International. Je trouve cela héroïque. Mais en même temps, ce n’est pas le plus rentable parce qu’un commerçant à notre place ne le ferait pas. Il  préférerait payer son sucre ou son riz pour le revendre au lieu d’investir dans la  musique. Ensuite, quand l’œuvre sort du studio et que l’artiste entend la musique à la radio, il croit que vous brassez des millions alors que vous n’êtes même pas rentré dans vos fonds. A l’heure actuelle, les musiciens burkinabé  s’auto-produisent  parce qu’ils ne trouvent pas de producteur. Dans ce manque de moyen que certains clips sont bien faits tandis que  d’autres restent encore à parfaire.

ART: Les artistes n’ont pas les moyens pour produire des œuvres de qualité et il n’y a pas non plus de sponsors pour les accompagner. C’est là le problème. A votre avis, comment amener les opérateurs économiques à investir dans la musique ?

SRT : Vous avez vraiment dit un mot clé parce que le mot sponsor ne sied pas. C’est vrai qu’en tant qu’artiste, nous avons toujours cherché des sponsors pour produire nos œuvres. Il faut plutôt des investisseurs dans la musique. Or, un investisseur regarde le retour  sur son investissement ; il ne fait pas de cadeau. A ce sujet, je peux dire que SEYDONI était le seul investisseur institutionnel de la place qui prend des crédits bancaires pour investir dans la musique. Les investisseurs ont peur de produire des albums qui pourraient tomber  deux  semaines après aux proies à la piraterie parce que l’environnement économique n’a pas été nettoyé. A ce sujet, sur le plan économique on pourrait le raisonnement suivant :  «  si je produis des mangues, j’ai un verger. Je veux que l’Etat fasse la route qui me permettra d’arriver au marché avec mes mangues. Mais je ne peux pas investir des milliards à faire une route parce que je veux aller vendre mes mangues. Par contre si l’Etat fait cette route, il pourra me taxer en tant qu’usager de la route afin de renflouer ses caisses». Vous voyez ! c’est donc  à l’Etat de déblayer le terrain.

Mais en attendant, il appartient à l’artiste de  s’auto financer au lieu d’attendre que quelqu’un vienne le pousser.  Je ne voudrai pas donner de leçons à personne. Je dis seulement aux artistes, que SEYDONI est dirigé par un artiste. Donc, je comprends parfaitement leurs préoccupations. Sur le plan artistique, on peut s’entendre pour avancer ensemble pour nous faire de l’argent. Il faut surtout le prendre sur le plan affaire et de l’entre aide.

Ici, nous sommes dans la salle de montage : Seydoni dispose d'un personnel compétent et du Matériel performant

Au niveau de l’Etat, c’est dommage qu’on pense plus à la filière coton qu’à la filière musique. Si c’est pour produire du coton, dès que vous voulez semer, on vient vous aider. On vous donne des pesticides. Après, l’Etat s’endette pour soutenir la SOFITEX afin de transformer le produit. On vous aide même à exporter votre coton sur la Chine ou sur les Etats-Unis. Mais pour la musique, l’artiste doit se débrouiller pour  trouver ses magnétophones, un arrangeur, une maison de production pour finaliser son œuvre. A la fin, il est bloqué parce qu’il n’a pas les moyens pour aller sur les ETATS UNIS ou sur la Chine pour  vendre. Donc,  il reste à Ouaga, l’œuvre meurt à Ouaga et tout le monde s’en fout !

Les artistes ont aujourd’hui comme l'impression que la musique n'est pas la priorité même certaines autorités le disent  malheureusement : " la musique n'est pas la priorité. C'est vraiment une erreur parce qu’avec de tels propos, la culture se meurt. C'est vrai que les artistes ne le disent pas mais je me rends compte qu'ils sont  les plus fâchés actuellement. Ils sont pétris de talents, ils ont des idées mais hélas… ! C'est comme une femme en grossesse qui  tarde à accoucher; ça fait des frictions, ça énerve !

 

Mai  2011

 

 

 

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