I

Cinéma >1 2 3 4

Mouna N'DIAYE / Malika
 

".. Malika, c’est le prénom d’un personnage de la série télévisée Super Flic.  Mon vrai nom c’est Mouna N’DIAYE . Sénégalaise de nationalité, j’ai fait la Guinée, puis la Côte d’Ivoire avant de m’installer au Burkina Faso. En dehors du cinéma, je fais aussi du théâtre, la danse et je suis une passionnée des documentaires...

 
 

 

 

 

 

 

Milka actrice principale dans "Super Flic"

 

 

 

 

 

 

   

Publicité

" le Comédien, doit se cultiver ..."
 

Artistebf (Art) :Comment l’idée d’embrasser le métier de comédien vous est venue à l’esprit ?
Malika : C’est venu tout à fait par hasard. La toute première fois, c’était dans une pièce de théâtre qu’une amie avait écrite. J’ai joué dans cette pièce en même temps que Sotigui KOUYATE et Irène TASSEMBEDO. Ce fut pour moi un grand plaisir d’être aux côtés de telles grandes figures.
   
Art : Comment avez-vous été contactée pour jouer dans Super Flic ?
 Malika : Par l’intermédiaire d’Alain HEMA que je connais très bien. C’est lui d’ailleurs qui m’a proposé le casting. J’ai rencontré plus tard Aminata DIALLO, la réalisatrice de Super Flic qui m’a soumis le scénario. Après lecture, je l’ai trouvé très amusant, et fort intéressant. J’ai donc accepté le rôle.

Art : En tant que comédienne confirmée ( si on peut le dire ainsi ), comment appréciez-vous le métier de comédien burkinabé ?
Malika : Le comédien burkinabé n’est pas suffisamment occupé du fait de la rareté des offres. Les réalisateurs, pour des raisons de financement, ne font pas fréquemment des films.  Ainsi,  dès qu’un comédien fini un tournage, dès qu’il est vu au grand écran et à la télé, « Monsieur l’artiste » va  dormir  sur ses lauriers pour attendre qu’on l’invite pour d’autres tournages. Je ne crois pas que ce soit une bonne chose de rester à ne rien faire. Le comédien, pendant les temps morts (absence de tournage) doit  lire, se documenter et visionner souvent des films. Il doit avoir le reflex de la formation continue et de la culture permanente.

Art : Décrivez nous brièvement votre travail sur le plateau
Malika : Avant d’arriver sur un plateau, il y a beaucoup de choses qui se passent en amont. Le comédien doit maîtriser son texte et pouvoir bien le dire aussi; c’est clair ! Après une petite répétition-test, on commence le tournage. Si la prestation n’est pas bonne, nous reprenons les scènes jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait.

Art : Durant le tournage, est-ce que ça ne coince pas souvent ? L’atmosphère est-elle toujours bon enfant entre réalisateur et comédiens ?
Malika : Oui ! il arrive cependant, comme on le dit, que le réalisateur « pète le câble » surtout lorsque les choses ne vont pas si vites ou ne se présentent pas comme prévues. ( la lumière ou le son peut être médiocre, le retard de certains comédiens ou des cas de forces majeures comme la pluie…) Il peut même arriver qu’on ait aussi des fous rires par exemple !

Art : C’est quoi les fous rires?
Malika : Les fous rires, ça veut dire qu’il va se passer quelque chose sur le plateau qui va déclencher chez tout le monde, des grandes rigolades. On se met donc à rire sans arrêt et à n’en pas finir. Il y a certains comédiens, dès qu’ils sont en face de toi, quelque soit votre sérénité, vous ne pouvez vous empêcher de pouffer de rire. Il est vraiment difficile, quand on est face à une situation pareille de retrouver le sérieux.

 Art : Quelles critiques portez-vous sur le cinéma burkinabé ?
Malika : Je trouve qu’il évolue bien par rapport aux autres pays africains. Grâce à la volonté des uns et des autres, les choses fonctionnent bien et j’espère que cela va continuer.

Art : S’il vous était donné de proposer aux réalisateurs, que leur direz vous pour pou restituer au comédien tout son pesant d’or.
Malika : Je dirai aux réalisateurs d’avoir d’abord confiance aux comédiens. C’est la base. Ensuite, il faudrait qu’ils montrent plus de professionnalisme dans le choix des comédiens. Plutôt que sur la base d’affinités parentales ou amicales, je crois qu’il faut choisir un comédien parce qu’il répond à un personnage donné. Qu’il vienne de « Saturne »  ou de la planète « Mars », peu importe ; il faut retenir un comédien pour ce qu’il sait faire et non pour autre chose !

 

 

 

Janvier 2010

 

 

 
Publicités
 

OCB : la différence
 
pour ne plus vous arracher les cheveux ..!
 
SHOPPING
SIAO 11ème édition

 

Styles & Modes
Trouvez les meilleurs stylistes du Burkina. Des Combinaisons
parfaites avec des stylistes de grandes renommées

Littérature

Burkinabé

 

 

JEUX
Participez et gagnez des TeeShirts, des posters géants et des K7 de nos artistes