Muisique > Jean Claude Bamogo dit Man
KUNDE 2012 : Eugène Kunker sacré lauréat !!
|
|||||

| Jean Claude BAMOGO dit "Man" Artistebf, Janvier 2012 | ||
|
Bamogo Jean Claude dit "MAN" fait parti de cette génération d'artistes de l'indépendance. Il est classé dans le même répertoire que Salambéré Joseph dit Salambo, Georges OUEDRADAOGO, Tondé Roger dit l'homme au chapeau, Samboué Jean Bernard et bien d'autres artistes des années 60. Grand homme d'humour, Jean Claude BAMOGO n'hésite pas à utiliser souvent la parenté à plaisanterie dans ses chansons pour faire passer son message. C'est cet homme que nous avons rencontré et avec qui, nous avons longuement échangé sur sa carrière musicale et sur l'évolution de la musique burkinabé en général. A ce jour, il dispose d'un album de près 8 titres dont le plus dansant est " SAMOG- ZUUDA " . Jean Claude Bamogo est marié et père de 10 enfants. Dans les lignes qui suivent, vous allez vivre avec plein de supsens l'histoire de la musique burkinabé avec le "MAN Voltaïque", le "Man POP" ou encore le "Man Noceur" aux cheveux "AFRO".
Jean Claude BAMOGO : J’ai commencé à faire la musique en 1964 en Côte d’Ivoire avec Amédée Pierre. Je n’ai pas fait longtemps les bancs. En 1969, je suis rentré définitivement en Haute Volta ,actuel Burkina Faso . Après avoir collaboré 5 ans avec le super volta, j’ai rencontré Mamadou SANFO qui m’a proposé son matériel de musique étant donné que le « NEW SYSTEM POP » ne marchait plus à l’époque. J’ai donc ramener le matériel et en 1974, avec trois amis, nous avons formé l’AFRO SOUS SYSTEM » . Les Musiciens étaient bien organisés à l’époque. En ce temps, nous jouons beaucoup pour les bals de fin d’année des lycées ZINDA, du Cours Normal des Jeunes filles, du Lycée technique, du KOLNAABA et de la croix rouge. Ça coutait ce que ça coûtait, mais c’était bien. Aussi, les gens avaient un habillement décent .
Arrêté c’est trop dire ; ça ne brille plus comme dans le passé mais cela ne veut dire que j’ai arrêté. L’orchestre "AFRO SOUS SYSTEME" n’a duré que deux ans ; je parle du vrai que nous avons formé. Comme les choses n’allaient pas comme on le souhaitait, le Patron de L’AFRO-SOUS SYSTEME m’a cédé le matériel que j’ai acheté grâce à un crédit bancaire. C’est ainsi que je devenu le nouveau DG de L’AFRO-SOUS SYSTEME. Nous avons continué à jouer et tout se passait bien jusqu’en 1980, l’année des problèmes. Il s’agit du coup d’Etat Militaire du Colonel SEYE ZERBO qui nous a bloqués près d’un an sans qu'on ne puisse jouer un seul bon concert. Toutes nos économies en banque s’amenuisaient au fil du temps que durait le couvre-feu. Franchement, ce n'était plus facile pour moi parce qu'il fallait que je prenne en charge la famille de mes fidèles musiciens sur divers plans : scolarité, le manger et les soins. A peine, on commençait à dire merci Seigneur parce qu’on venait de lever définitivement |
le couvre-feu que « paff » le Comandant Jean Baptiste était aussi venu avec son coup d’Etat en 1982. Le couvre-feu est de nouveau réinstauré. Le Matériel de musique se détériorait petit à petit sans que nous ayons encore la possibilité de le remplacer. A la fin, on s’est retrouvé avec un tas d’instruments de musique hors usage que nous avons isolé dans un coin. Après la levée du couvre-feu du régime de Jean Baptiste OUEDRAOGO, nous avons eu une bouffée d’oxygène. On commençait de nouveau à se frotter les mains parce que l’occasion était là pour qu’on se rattrape. Mais tout cela, était sans compter avec la situation politique du moment. Le temps de réunir les moyens pour réveiller le matériel usagé n’a pas suffit pour qu’on se replonge dans un troisième régime d’exception. Ce fut celui de Thomas SANKARA en 1984 avec l’avènement de la Révolution.
Extrait d'un de ses titres phares " SAMOG-ZUUDA" Là, le couvre-feu a plus duré que d’habitude. Ce régime, sur le plan musical a susciter beaucoup d’espoir. Erreur ou bonne chose, je ne saurai vous le dire puisque SANKARA a fabriqué les musiciens taillés sur toutes les mesures, il a créé des orchestres dans toutes les garnisons et sur toute l’étendue du territoire. C’est ainsi que sont nés les petits chanteurs au poing levés et les colombes de la révolution au détriment des musiciens professionnels. On est resté longtemps dans cette situation à ne rien faire faute de matériel. Voilà de manière sommaire, les raisons qui ont reculé la musique.
Quels conseils pouvez-vous donner à nos jeunes talents ?
|
|
| Blagues |
![]() |
| Conseils des Ministres |
![]() |
| Téléphonnez moins cher |
| Prix nuit du WEB |
![]() |
| Artistebf récompensé |
|
|